kinesport versailles, nos spécialités, kiné et pathologies du membre inférieur, Pourquoi une mauvaise répartition des appuis surcharge les tendons sans qu’on s’en rende compte

La répartition des appuis lors de la marche ou des déplacements influence directement la manière dont les contraintes mécaniques sont supportées par le membre inférieur. Lorsque cette répartition est équilibrée, les forces sont partagées entre plusieurs structures et restent bien tolérées. Lorsqu’elle se modifie, même légèrement, certaines zones peuvent être sursollicitées, en particulier les tendons.

Des appuis qui paraissent normaux au quotidien

Une mauvaise répartition des appuis ne se manifeste pas toujours de façon évidente. La marche reste possible, fluide en apparence, et ne provoque pas forcément de douleur immédiate. Ces adaptations sont souvent progressives et s’installent sans signe d’alerte clair. Le corps ajuste spontanément le mouvement pour continuer à avancer, sans que la modification soit consciemment perçue.

Cette adaptation peut concerner le pied, la cheville, le genou ou la hanche. Un appui légèrement plus rigide, un déroulé du pied incomplet ou un transfert de charge asymétrique suffisent à modifier la distribution des forces. À court terme, ces ajustements sont bien tolérés.

Comment la charge se concentre sur les tendons

Lorsque les appuis sont déséquilibrés, la charge ne disparaît pas : elle se déplace. Les tendons, situés à des points clés de transmission des forces, deviennent alors des zones de concentration mécanique. À chaque pas, ils doivent absorber, transmettre et restituer une part plus importante de la contrainte.

Plusieurs mécanismes expliquent cette surcharge progressive :

La répétition comme facteur central

La surcharge tendineuse liée aux appuis repose rarement sur un effort isolé. Elle s’installe par répétition. Un appui imparfait, répété des centaines de fois au cours d’une journée, finit par dépasser la capacité d’adaptation du tendon concerné. La douleur apparaît alors de manière progressive, souvent après un certain temps d’activité.

Ce caractère différé explique pourquoi la surcharge passe longtemps inaperçue. Le tendon continue de fonctionner, mais dans des conditions mécaniques moins favorables. La tolérance diminue sans que le mouvement ne soit interrompu.

Le rôle du contrôle neuromoteur

La répartition des appuis dépend aussi du contrôle neuromoteur. Celui-ci permet d’ajuster finement le placement du pied, l’alignement du membre inférieur et la gestion de la charge. Lorsque ce contrôle est moins précis, notamment avec la fatigue ou certaines adaptations anciennes, la répartition des forces devient moins homogène.

Les signes évocateurs d’une surcharge liée aux appuis sont souvent :

L’intérêt de la rééducation

La rééducation vise à identifier et corriger ces déséquilibres discrets. Elle s’appuie sur l’analyse de la marche, la qualité des appuis et la coordination globale du mouvement. En améliorant la répartition des charges, les tendons retrouvent des conditions mécaniques plus favorables.

Le travail progressif sur la proprioception, le contrôle neuromoteur et la tolérance à la charge permet de redistribuer les contraintes. À mesure que les appuis deviennent plus efficaces, la surcharge tendineuse diminue et la douleur s’atténue durablement.

Ai-je bien compris?

Une mauvaise répartition des appuis peut surcharger les tendons sans provoquer de douleur immédiate. Ces adaptations discrètes déplacent les contraintes vers certaines zones, en particulier lors de la répétition du mouvement. La douleur apparaît lorsque la capacité d’adaptation du tendon est dépassée, souvent à l’effort ou en fin de journée. La rééducation vise à améliorer la qualité des appuis et la répartition des charges afin d’augmenter la tolérance à l’effort.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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