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La répétition de la marche modifie la capacité de la jambe à supporter la charge

Au début de la marche, la jambe est capable de supporter efficacement le poids du corps. Les muscles assurent la stabilité, les articulations transmettent les forces et le mouvement reste fluide. La charge est bien répartie et l’effort est toléré sans difficulté particulière.

Lorsque la marche se prolonge, la situation évolue progressivement. La charge mécanique reste globalement identique, mais la capacité du membre inférieur à la gérer diminue avec le temps. La répétition des appuis devient alors un facteur déterminant dans l’apparition de la douleur.

La fatigue perturbe progressivement le fonctionnement du membre inférieur

Avec la répétition, la fatigue musculaire s’installe. Les muscles deviennent moins efficaces pour stabiliser les articulations et accompagner le mouvement. Le contrôle neuromoteur perd en précision et les ajustements fins deviennent moins performants. La jambe continue à fonctionner, mais de façon moins économique.

Cette évolution entraîne :

La douleur apparaît alors de manière progressive, sans événement déclencheur brutal.

L’augmentation de la douleur traduit une limite de tolérance à l’effort

Le fait que la douleur augmente à mesure que la marche se prolonge correspond à une limite de tolérance à la charge. Tant que la jambe peut absorber et redistribuer efficacement les forces, la marche reste confortable. Lorsque cette capacité diminue, la douleur devient plus présente.

Cette situation se manifeste classiquement par :

La répétition agit ici comme un révélateur des capacités fonctionnelles réelles du membre inférieur.

L’amélioration à l’arrêt confirme le rôle de la répétition

Lorsque la marche s’interrompt, la contrainte mécanique cesse immédiatement. Les structures ne sont plus soumises à la répétition des charges et la fatigue peut diminuer. Cette amélioration rapide confirme que la douleur est directement liée à l’effort prolongé et à la répétition, plutôt qu’à une atteinte structurelle isolée.

Le rôle de la kinésithérapie dans l’endurance fonctionnelle

La kinésithérapie vise à améliorer la capacité du membre inférieur à maintenir un fonctionnement efficace dans la durée. Le travail porte sur la mobilité articulaire, l’endurance musculaire, la qualité du contrôle du mouvement et la proprioception lorsque cela est pertinent. En améliorant ces éléments, la tolérance à la marche prolongée augmente progressivement, ce qui permet de limiter l’apparition et l’intensification de la douleur.

Ai-je bien compris?

Lorsque la marche se prolonge, la douleur qui augmente dans la jambe est liée à l’accumulation de la charge et à la fatigue fonctionnelle. La répétition des appuis diminue progressivement la capacité du membre inférieur à répartir efficacement les contraintes. Le soulagement à l’arrêt confirme le lien avec l’effort prolongé. La kinésithérapie agit en améliorant l’endurance, le contrôle du mouvement et la tolérance à la marche dans la durée.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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