kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, Comment éviter une rechute de pubalgie après la reprise sportive

Après une pubalgie, la reprise du sport est souvent accompagnée d’une appréhension légitime. Même lorsque la douleur a nettement diminué ou disparu, le risque de rechute reste présent si les contraintes dépassent à nouveau la capacité de tolérance de la région pubienne. Prévenir une rechute repose avant tout sur la compréhension de cette phase de reprise, qui constitue une étape à part entière du processus de récupération.
La première erreur fréquente est de confondre disparition des symptômes et récupération complète. Une région pubienne peut être indolore dans la vie quotidienne tout en restant sensible aux contraintes sportives spécifiques. Les accélérations, les changements de direction rapides ou les gestes asymétriques représentent souvent les sollicitations les plus exigeantes. Les réintroduire trop rapidement expose directement à une rechute, même après plusieurs semaines sans douleur.

Construire une reprise progressive et stable

La progressivité de la charge est un élément central de la prévention des rechutes. La reprise ne doit pas consister à retrouver immédiatement le niveau antérieur, mais à reconstruire progressivement la tolérance des tissus. Cette progression concerne à la fois l’intensité, le volume et la complexité des gestes réalisés.

Plusieurs principes permettent de sécuriser cette phase :

Cette stabilité permet aux structures musculaires et tendineuses de s’adapter durablement aux contraintes.

Lire les signaux pour ajuster la charge

La prévention d’une rechute repose aussi sur la capacité à interpréter les signaux corporels. Une gêne légère, une raideur inhabituelle ou une fatigue localisée peuvent précéder une réactivation de la douleur. Ces sensations ne doivent ni être ignorées ni dramatisées. Elles constituent des indicateurs utiles pour ajuster temporairement la charge avant que le seuil de tolérance ne soit dépassé.
La fatigue joue un rôle important dans ce processus. Lorsqu’elle s’accumule, le contrôle neuromoteur et la proprioception du bassin deviennent moins précis. La stabilité est alors moins bien assurée, ce qui augmente localement les contraintes et favorise la rechute.

Adapter les contraintes sans arrêter l’activité

Éviter une rechute ne signifie pas nécessairement interrompre toute activité sportive. Modifier temporairement certains paramètres, comme le rythme, la fréquence ou le type d’effort, permet de répartir différemment les contraintes. Cette adaptation maintient une continuité dans l’entraînement tout en limitant la surcharge sur la région pubienne.
Il est également essentiel d’accepter que la reprise sportive soit une phase de consolidation. Cette période permet d’élargir progressivement la tolérance à l’effort et de stabiliser les adaptations obtenues. La patience et la cohérence dans la gestion de la charge constituent souvent les leviers les plus efficaces pour prévenir durablement les rechutes.

Ai-je bien compris?

Après une pubalgie, la reprise sportive est une phase sensible. La disparition de la douleur ne signifie pas une récupération complète. Une progression lente et structurée de la charge est indispensable, surtout pour les gestes explosifs. Une exposition régulière est préférable aux variations brutales. Les signaux corporels doivent servir de repères pour ajuster l’effort. La reprise est une phase de consolidation essentielle pour éviter une rechute durable.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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