kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, rééducation traumatismes, Comment éviter une nouvelle rupture du tendon

Après une rupture tendineuse, le risque de récidive ne dépend pas uniquement de la solidité apparente du tendon. Même lorsque la continuité est restaurée, le tissu tendineux traverse une phase prolongée durant laquelle sa tolérance aux contraintes reste inférieure à celle d’un tendon non lésé. Éviter une nouvelle rupture repose donc moins sur l’évitement du mouvement que sur la manière dont les contraintes sont progressivement réintroduites et réparties.

Le tendon se renforce en fonction des contraintes qu’il reçoit

Un tendon ne retrouve pas spontanément ses propriétés mécaniques initiales. Après une rupture, le tissu cicatriciel se réorganise lentement sous l’effet des sollicitations mécaniques. Cette réorganisation dépend directement de la qualité, de la progressivité et de la régularité des charges appliquées.
Des contraintes trop faibles ou trop irrégulières limitent l’adaptation du tendon, tandis que des contraintes trop élevées ou mal réparties peuvent dépasser ses capacités d’adaptation.

Le risque de récidive augmente surtout lorsque :

La prévention repose donc sur une montée en charge structurée, permettant au tendon de s’adapter sans être dépassé.

La force et la coordination protègent le tendon

Le tendon transmet la force produite par les muscles. S’il est sollicité par des muscles insuffisamment préparés, la contrainte tendineuse augmente mécaniquement. Une récupération incomplète de la force, de l’endurance ou de la coordination peut modifier la répartition des charges et créer des zones de surcharge localisée.
La rééducation vise à restaurer une force fonctionnelle, mais aussi une capacité à répéter les efforts sans dégradation progressive du mouvement.
La mobilité joue également un rôle clé. Une raideur persistante, même modérée, peut altérer la mécanique du geste et concentrer les contraintes sur le tendon. Restaurer des amplitudes utiles permet au mouvement de rester fluide et économiquement réparti.

La gestion globale de la charge est déterminante

Une nouvelle rupture ne survient pas toujours lors d’un effort isolé. Elle est souvent liée à une accumulation progressive de contraintes dépassant la capacité d’adaptation du tendon. Fatigue générale, récupération insuffisante ou répétition excessive des mêmes gestes réduisent progressivement cette tolérance.

Une prévention efficace repose notamment sur :

Le contrôle neuromoteur et la proprioception participent à cette protection en améliorant la précision du geste et la répartition des contraintes, notamment lors de mouvements rapides ou imprévus.
Enfin, éviter une nouvelle rupture ne signifie pas éviter toute contrainte. L’objectif est de reconstruire un tendon capable de supporter durablement les exigences de la vie quotidienne et, si nécessaire, du sport. Cette adaptation nécessite du temps, de la cohérence et une rééducation suffisamment prolongée pour que les capacités acquises soient stables dans la durée.

Ai-je bien compris?

Après une rupture tendineuse, le risque de récidive dépend surtout de la manière dont le tendon est re-sollicité. Le tendon s’adapte lentement aux contraintes et reste temporairement moins tolérant. Une progression trop rapide ou mal organisée augmente le risque de surcharge. La prévention repose sur la récupération de la force, de l’endurance, de la coordination et d’une mobilité suffisante. La gestion progressive de la charge et la préparation aux contraintes spécifiques permettent de rendre le tendon durablement tolérant, sans protection excessive.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

Articles en lien