kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation de l'arthrose, Comment adapter ses mouvements quand la douleur d’arthrose augmente

Lorsque la douleur liée à l’arthrose augmente, les mouvements du quotidien deviennent souvent plus coûteux. Marcher, se lever, porter une charge ou répéter un geste peut rapidement majorer l’inconfort. Adapter ses mouvements ne signifie pas les supprimer, mais comprendre ce qui change dans le fonctionnement de l’articulation afin de réduire les contraintes inutiles.

Comprendre ce que signale l’augmentation de la douleur

Une douleur plus marquée indique que l’articulation rencontre une difficulté à tolérer les contraintes imposées à ce moment précis. Cette difficulté peut être liée à une accumulation de charge, à une fatigue musculaire ou à une récupération insuffisante. Le mouvement reste possible, mais il demande davantage de contrôle et de précision.

Dans ce contexte, certains ajustements spontanés apparaissent :

Ces adaptations sont des réponses naturelles visant à limiter les contraintes excessives. Elles deviennent utiles lorsqu’elles permettent de maintenir le mouvement sans surcharger l’articulation.

Adapter la qualité du mouvement plutôt que l’arrêter

Lorsque la douleur augmente, la priorité n’est pas d’éviter tout mouvement, mais d’en améliorer l’organisation. Le contrôle neuromoteur joue ici un rôle central. Une coordination plus précise permet de mieux répartir les contraintes et de réduire les surcharges localisées.
La proprioception, c’est-à-dire la perception de la position et de la charge articulaire, aide à ajuster le geste. Lorsque cette perception est moins fiable, le mouvement peut devenir plus raide ou moins fluide, ce qui augmente la douleur. Adapter ses mouvements consiste alors à redonner de la progressivité et de la stabilité aux gestes.

Plusieurs ajustements peuvent être observés :

Ces adaptations visent à rester dans une zone de tolérance fonctionnelle.

Adapter sans figer le mouvement

Si l’adaptation devient excessive, le mouvement peut se rigidifier. Une protection trop importante entraîne une diminution de la mobilité et une perte de fluidité, ce qui augmente paradoxalement les contraintes. Adapter ses mouvements implique donc de trouver un équilibre entre protection et continuité du geste.

L’objectif est de maintenir une activité compatible avec les capacités du moment, en tenant compte de la fatigue et de la récupération. Cette adaptation n’est pas définitive : elle évolue en fonction de l’état fonctionnel de l’articulation et de la qualité du mouvement.

Concrètement, adapter ses mouvements quand la douleur d’arthrose augmente consiste à modifier la façon de réaliser le geste, pas à le supprimer.
Il s’agit de rester en mouvement tout en réduisant les contraintes inutiles : rendre les transitions plus progressives, limiter les gestes brusques, mieux répartir les appuis et accepter de diminuer temporairement l’intensité ou la durée de l’effort. Cette adaptation permet de rester dans une zone de tolérance fonctionnelle, où l’articulation continue à être sollicitée sans être surchargée.
Autrement dit, on ne cherche pas à « forcer malgré la douleur », ni à « tout arrêter », mais à ajuster le mouvement pour qu’il reste supportable et utile.

Ai-je bien compris?

Quand la douleur d’arthrose augmente, cela signifie que l’articulation tolère moins bien les contraintes du moment. Adapter ses mouvements consiste à modifier la façon de bouger plutôt qu’à arrêter. En améliorant la progressivité, la stabilité et la coordination, il est possible de réduire les surcharges. L’enjeu est de rester actif dans une zone de tolérance fonctionnelle, sans figer le mouvement ni ignorer la douleur.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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