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La douleur, motif central de consultation

La douleur est souvent la principale raison de consultation chez les personnes atteintes d’arthrose. Elle inquiète, limite les activités et conduit parfois à réduire fortement les mouvements du quotidien. Cette douleur n’est cependant pas un indicateur simple de l’état de l’articulation. Elle s’inscrit dans un ensemble de mécanismes complexes qui dépassent la seule notion d’usure.
Dans l’arthrose, la douleur ne reflète pas uniquement l’état du cartilage. Elle résulte de facteurs mécaniques, musculaires, neurologiques et comportementaux qui influencent la manière dont l’articulation est sollicitée et perçue au quotidien. Comprendre cette diversité de mécanismes permet de mieux appréhender la douleur et d’éviter des réactions inadaptées.

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Douleur et imagerie : une relation variable

Contrairement à une idée répandue, la présence de douleur ne signifie pas systématiquement que l’articulation se dégrade à chaque mouvement. De nombreuses personnes présentent une arthrose visible à l’imagerie avec peu de symptômes, tandis que d’autres ressentent une douleur importante sans altération majeure observée. Cette variabilité est fréquente et parfois déroutante.
Elle montre que la douleur est modulée par plusieurs éléments :

Ces éléments expliquent pourquoi deux personnes présentant un même degré d’arthrose peuvent avoir des ressentis très différents.

Une douleur souvent fluctuante

La douleur arthrosique évolue rarement de manière linéaire. Elle peut apparaître à l’effort, persister après l’activité ou au contraire s’installer lors de périodes de moindre mouvement. Ces variations rendent parfois difficile l’interprétation de la douleur et la prise de décision quant aux activités à maintenir ou à éviter.
Face à ces fluctuations, certains patients choisissent de réduire fortement leurs mouvements. Or, cette stratégie peut devenir contre-productive. La diminution excessive de l’activité entraîne rapidement une perte de mobilité, une baisse de la force musculaire et une augmentation de la raideur, ce qui entretient la douleur au lieu de la soulager.

Adapter plutôt que supprimer le mouvement

La rééducation s’inscrit dans une logique d’adaptation progressive. L’objectif n’est pas de supprimer toute douleur immédiatement, mais d’identifier les situations qui la déclenchent, d’en comprendre les mécanismes et d’ajuster les gestes. Cette démarche permet d’améliorer la tolérance articulaire sans renoncer au mouvement.
L’analyse porte sur des gestes simples du quotidien :

De petits ajustements dans l’organisation du mouvement peuvent réduire les contraintes inutiles et rendre les gestes plus confortables.

Continuer à bouger malgré la douleur

Continuer à bouger reste un élément central dans la prise en charge de l’arthrose. Le mouvement stimule les tissus, favorise la nutrition articulaire, maintient la mobilité et soutient le rôle protecteur des muscles. Lorsqu’il est bien dosé, il contribue à diminuer la douleur sur le moyen et le long terme.
À l’inverse, l’arrêt prolongé des activités entraîne une perte de capacité fonctionnelle. Chaque reprise devient alors plus difficile, plus fatigante et parfois plus douloureuse. La rééducation vise à éviter ce cercle en maintenant une sollicitation régulière et adaptée de l’articulation.

Adapter sans renoncer

Adapter ne signifie pas renoncer. Il s’agit d’ajuster l’intensité, la durée ou la fréquence des efforts, de mieux répartir les charges au cours de la journée et d’intégrer des temps de récupération. Cette adaptation permet de préserver l’activité sans exposer l’articulation à une surcharge excessive.
La rééducation aide à trouver cet équilibre entre protection et stimulation :

Cette approche permet de conserver une vie active malgré la présence d’arthrose.

Le rôle de l’appréhension du mouvement

La douleur arthrosique est également influencée par l’appréhension du mouvement. La crainte de « faire pire » conduit parfois à des gestes raides ou hésitants, qui augmentent paradoxalement les contraintes articulaires. Cette appréhension peut devenir un facteur aggravant de la douleur.
Restaurer la confiance dans l’appui et dans le mouvement fait partie intégrante de la prise en charge. En retrouvant des gestes plus fluides et plus assurés, le patient améliore progressivement sa tolérance à l’effort et reprend le contrôle de ses activités quotidiennes.

Donner du sens à la douleur

Comprendre la douleur arthrosique, c’est accepter qu’elle ne soit pas un signal d’alerte permanent, mais une information à interpréter. Elle indique souvent un déséquilibre temporaire entre les contraintes imposées et les capacités d’adaptation de l’articulation.
La rééducation vise à fournir des repères clairs pour adapter les gestes, maintenir le mouvement et préserver l’autonomie. Cette démarche permet de continuer à bouger de manière sécurisée, sans nier les limites, mais sans s’y enfermer.

Ai-je bien compris ?

La douleur liée à l’arthrose ne dépend pas uniquement de l’usure du cartilage. Elle varie selon la charge, la qualité du mouvement, la force musculaire et la confiance dans l’appui. Éviter complètement de bouger entretient la raideur et la perte de capacité fonctionnelle. La rééducation aide à comprendre ces mécanismes et à adapter les gestes de manière progressive. L’objectif est de continuer à bouger malgré la douleur, en ajustant les activités pour préserver la fonction et l’autonomie.

Article proposé par l’équipe du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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