kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation de l'arthrose, Pourquoi la douleur de l’arthrose varie-t-elle d’un jour à l’autre

La douleur liée à l’arthrose est rarement stable. D’un jour à l’autre, elle peut s’intensifier, diminuer, apparaître à l’effort ou au contraire au repos. Ces fluctuations sont souvent déconcertantes et peuvent donner l’impression que l’articulation se dégrade de manière imprévisible. Pourtant, cette variabilité est caractéristique de la douleur arthrosique et ne traduit pas une évolution structurelle quotidienne de l’articulation.

Une douleur liée à l’équilibre entre charge et capacité d’adaptation

Dans l’arthrose, la douleur apparaît surtout lorsque les contraintes imposées à l’articulation dépassent ce qu’elle est capable de tolérer à un moment donné. Or, cette capacité d’adaptation n’est pas constante. Elle varie selon l’état de fatigue, le niveau d’activité récent ou la récupération.

Une même activité peut donc être bien supportée un jour et devenir douloureuse le lendemain. Ce décalage ne signifie pas que l’articulation s’est abîmée entre-temps, mais que l’équilibre entre charge et tolérance a changé.

Plusieurs facteurs peuvent influencer cet équilibre :

La douleur reflète alors un seuil temporairement dépassé, et non une dégradation brutale.

Le rôle du contrôle du mouvement et de la perception articulaire

La douleur arthrosique dépend aussi de la manière dont le mouvement est organisé. Le contrôle neuromoteur, c’est-à-dire la capacité à coordonner efficacement les muscles et à stabiliser l’articulation, peut varier d’un jour à l’autre. La proprioception, qui informe le système nerveux sur la position et la charge articulaire, n’est pas toujours constante.
Lorsque ce contrôle est moins précis, la répartition des contraintes devient moins homogène. Certaines zones de l’articulation sont alors davantage sollicitées, ce qui favorise l’apparition de la douleur, même en l’absence de changement d’activité majeur.

Plusieurs situations peuvent y contribuer :

La variabilité de la douleur traduit ainsi une variabilité du fonctionnement, plus qu’une instabilité structurelle.

Une douleur informative, mais non prédictive à court terme

La douleur arthrosique fournit une information sur l’état fonctionnel du moment. Elle indique que l’articulation rencontre une difficulté à gérer certaines contraintes dans un contexte précis. En revanche, elle ne permet pas de prédire à court terme l’évolution de l’arthrose.
Des journées plus douloureuses peuvent alterner avec des périodes plus confortables sans que cela reflète une aggravation linéaire. Comprendre cette logique permet d’éviter des interprétations excessives et des réactions inadaptées, comme une réduction brutale et prolongée de l’activité.

Ai-je bien compris?

La douleur de l’arthrose varie d’un jour à l’autre parce que la capacité de l’articulation à tolérer la charge n’est pas constante. Elle dépend de la fatigue, de la récupération et de l’organisation du mouvement. Une douleur plus marquée ne signifie pas que l’articulation s’est dégradée brutalement. Elle indique souvent un déséquilibre temporaire entre les contraintes imposées et ce que l’articulation peut supporter. Cette variabilité est fréquente et fait partie du fonctionnement de l’arthrose.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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