À l’approche d’une nouvelle saison sportive, l’envie de reprendre avec le groupe est forte. La motivation est présente, l’énergie aussi. Après une pause estivale plus ou moins active, beaucoup se demandent s’il est réellement nécessaire de préparer son corps avant la reprise officielle.
La réponse est oui, et cela ne concerne pas uniquement le niveau de forme générale. Il s’agit surtout de réduire l’écart entre la condition actuelle et les contraintes spécifiques imposées par la saison.
L’écart entre l’intersaison et les contraintes réelles du sport
Pendant l’intersaison, l’activité physique peut diminuer ou devenir moins spécifique. Même en restant actif, les gestes explosifs, les changements de direction ou les contacts répétés sont souvent absents.
Mais l’été ne modifie pas seulement l’entraînement. D’autres paramètres peuvent évoluer : sommeil plus court ou irrégulier, exposition à la chaleur, hydratation moins structurée, alimentation différente, consommation d’alcool parfois plus fréquente, parfois même une augmentation du tabac chez certains.
Ces éléments influencent la récupération et la capacité d’adaptation des tissus. Le sommeil participe à la réparation musculaire. L’hydratation et l’alimentation contribuent au fonctionnement optimal des muscles et des tendons. L’alcool peut altérer la qualité de récupération. La chaleur augmente la fatigue générale.
Concrètement, cela signifie que même si l’on se sent en forme, la tolérance réelle aux contraintes spécifiques du sport peut être différente de celle observée en fin de saison précédente.
La reprise impose souvent :
- des accélérations et décélérations répétées,
- des changements de direction rapides,
- des sauts ou des impacts,
- une augmentation brutale du volume et de l’intensité.
Si ces contraintes sont réintroduites d’un seul coup, le risque de surcharge augmente.
Pourquoi une préparation progressive réduit le risque de blessure
Le corps s’adapte progressivement aux contraintes mécaniques. Les tendons, par exemple, ont besoin de répétitions progressives pour renforcer leur structure. Le contrôle neuromoteur, c’est-à-dire la coordination précise entre le système nerveux et les muscles, doit également être réactivé dans des conditions proches de la réalité du sport.
Une préparation d’avant-saison permet de réhabituer progressivement l’organisme à ces exigences. Elle ne vise pas uniquement à améliorer le souffle ou la force, mais à restaurer la tolérance à la charge spécifique.
Cette progression peut inclure :
- une réintroduction graduelle des gestes techniques,
- une augmentation progressive de l’intensité,
- une adaptation du volume hebdomadaire,
- un travail sur la qualité et la précision des appuis.
En respectant cette progressivité, les tissus disposent du temps nécessaire pour s’adapter. L’écart entre la condition actuelle et les contraintes de la saison se réduit progressivement.
Préparer son corps avant la reprise n’est donc pas un luxe. C’est un moyen de sécuriser la transition entre l’intersaison et la saison compétitive, en tenant compte des modifications d’habitudes qui ont pu survenir pendant l’été.
Ai-je bien compris?
Pendant l’été, l’activité physique peut diminuer et certaines habitudes peuvent évoluer. Le sommeil, l’hydratation, l’alimentation ou la chaleur influencent la récupération. À la reprise, les contraintes spécifiques du sport sont souvent réintroduites brutalement. Une préparation progressive permet de réhabituer les muscles, les tendons et la coordination aux exigences réelles. Elle réduit ainsi l’écart entre la condition actuelle et la charge imposée.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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