kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, Peut-on continuer le sport avec une pubalgie

Lorsqu’une douleur apparaît au niveau de l’aine ou de la région pubienne, la poursuite du sport devient rapidement une question centrale. La pubalgie inquiète souvent parce qu’elle gêne les gestes sportifs et peut s’installer dans la durée. Pourtant, sa présence n’impose pas systématiquement un arrêt complet. La décision dépend surtout de la manière dont la douleur se manifeste et de la capacité des tissus à tolérer la charge imposée.
La pubalgie est le plus souvent liée à une surcharge progressive des structures autour du bassin. La douleur survient lorsque les contraintes répétées dépassent la capacité d’adaptation locale. Continuer le sport sans modification revient alors à maintenir cette surcharge. À l’inverse, une adaptation de la pratique peut parfois permettre de rester actif tout en réduisant les contraintes les plus irritantes.

Quand la poursuite peut rester envisageable

Certaines formes de pubalgie restent compatibles avec une poursuite partielle de l’activité, à condition que la douleur reste contrôlée. Une gêne modérée, apparaissant uniquement lors de gestes précis et disparaissant rapidement après l’effort, traduit une tolérance encore présente.

Plusieurs repères peuvent orienter la décision :

Dans ce cadre, l’activité peut parfois être maintenue de façon transitoire, sans entretenir nécessairement la douleur.

Les situations où continuer devient contre-productif

À l’inverse, certains signes indiquent que la charge dépasse ce que la région pubienne peut encaisser. Une douleur qui augmente au fil de la séance, apparaît de plus en plus tôt ou persiste au repos suggère une adaptation insuffisante. Continuer sans ajustement expose alors à une aggravation et à une installation plus durable des symptômes.
La fatigue joue un rôle important. Lorsqu’elle s’accumule, le contrôle neuromoteur et la proprioception du bassin deviennent moins précis. La stabilité est moins bien assurée, et certaines structures compensent davantage, augmentant localement le stress mécanique.

Plusieurs signaux doivent inciter à la prudence :

Adapter plutôt que poursuivre à l’identique

Continuer le sport avec une pubalgie n’a de sens que si la pratique est ajustée. Les accélérations, les changements de direction rapides et les gestes explosifs sollicitent fortement la région pubienne. Réduire temporairement ces contraintes, adapter l’intensité ou le volume, permet de rester dans une zone de tolérance acceptable.
Maintenir une activité adaptée peut aider à préserver la condition générale, la coordination et la confiance corporelle. En revanche, poursuivre exactement le même sport, avec les mêmes exigences, n’est pas toujours compatible avec une évolution favorable. La douleur doit servir de repère pour ajuster la charge dans le temps.

Ai-je bien compris?

Il est parfois possible de continuer le sport avec une pubalgie, mais jamais sans adaptation. Une douleur modérée, tardive et rapidement réversible peut permettre une poursuite partielle de l’activité. En revanche, une douleur persistante ou aggravée indique que la charge est mal tolérée. Continuer à l’identique favorise la chronicisation. Adapter l’intensité, le volume et les gestes les plus contraignants est souvent indispensable. La décision repose sur l’évolution de la douleur dans le temps.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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