Lorsque la douleur liée à l’arthrose s’installe, beaucoup de patients doutent de l’efficacité réelle de la kinésithérapie. L’arthrose étant souvent décrite comme une dégradation articulaire, il est logique de se demander comment des exercices ou du mouvement pourraient agir sur une douleur associée à une usure. Pourtant, la douleur arthrosique ne dépend pas uniquement de l’état de l’articulation, mais surtout de la manière dont celle-ci fonctionne et supporte les contraintes.
La douleur d’arthrose ne reflète pas uniquement l’état de l’articulation
Dans l’arthrose, la douleur ne correspond pas systématiquement à une aggravation structurelle. Elle apparaît fréquemment lorsque les contraintes imposées à l’articulation dépassent ce qu’elle est capable de tolérer à un moment donné. Une articulation peut donc être douloureuse sans que l’arthrose progresse, simplement parce que le mouvement est mal réparti, mal contrôlé ou trop exigeant.
La kinésithérapie agit précisément sur ces mécanismes fonctionnels. En améliorant la qualité du mouvement et la coordination, elle réduit les zones de surcharge répétée. L’articulation est alors utilisée de manière plus efficace, ce qui diminue la stimulation douloureuse liée à l’effort ou à la répétition des gestes.
- douleur liée à une surcharge fonctionnelle
- mouvement moins précis et plus coûteux
- compensation excessive de certains segments
- sensibilité accrue à l’effort
Améliorer la tolérance à la charge pour diminuer la douleur
Un des leviers essentiels de la kinésithérapie dans l’arthrose est l’adaptation progressive à la charge. La douleur apparaît souvent lorsque l’activité dépasse la capacité actuelle de l’articulation à supporter les contraintes. La rééducation permet d’augmenter cette capacité, sans chercher à supprimer toute sollicitation.
Le renforcement musculaire joue ici un rôle central. Des muscles plus efficaces absorbent une partie des contraintes mécaniques et stabilisent mieux l’articulation. Le travail du contrôle neuromoteur et de la proprioception améliore la précision du geste, limitant les micro-surcharges répétées. Progressivement, l’articulation devient plus tolérante, et la douleur liée à l’effort diminue.
- meilleure répartition des forces
- diminution de la sensibilité à l’effort
- augmentation progressive de la tolérance
- réduction de la douleur fonctionnelle
Bouger mieux pour que la douleur prenne moins de place
La kinésithérapie ne cherche pas à faire disparaître toute sensation, mais à rendre la douleur moins envahissante dans la vie quotidienne. En retrouvant une mobilité utile, un mouvement plus fluide et une meilleure endurance, les gestes deviennent moins coûteux. La douleur, lorsqu’elle existe encore, est souvent plus modérée et plus transitoire.
Un autre aspect important est la confiance dans le mouvement. La peur d’avoir mal conduit souvent à une surprotection qui entretient la raideur et la sensibilité. En réexposant progressivement l’articulation à des contraintes adaptées, la rééducation permet au corps de mieux calibrer ce qui est tolérable, ce qui contribue à apaiser la douleur sur le long terme.
Ai-je bien compris?
La kinésithérapie peut réellement soulager la douleur de l’arthrose, même si elle ne modifie pas l’usure articulaire. La douleur dépend surtout de la manière dont l’articulation fonctionne et supporte la charge. En améliorant la qualité du mouvement, le contrôle et la tolérance à l’effort, la rééducation réduit les surcharges douloureuses. Le renforcement musculaire et la précision du geste diminuent la sensibilité à l’activité. La douleur devient alors moins fréquente et moins intense au quotidien.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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