kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation de l'arthrose, Est-ce normal d’avoir très mal avec peu d’arthrose à l’imagerie

Il est fréquent d’être surpris par les résultats d’un examen d’imagerie lorsque l’on souffre d’arthrose. Certaines personnes ressentent des douleurs importantes alors que la radiographie ou l’IRM montre peu d’altérations articulaires. Cette situation peut sembler incohérente et amener à douter soit de la douleur ressentie, soit de la fiabilité des examens. Pourtant, cette dissociation est courante et parfaitement explicable.

Une imagerie qui décrit la structure, pas l’expérience douloureuse

Les examens d’imagerie permettent d’observer l’état des structures articulaires, notamment le cartilage, l’os ou les contours articulaires. Ils donnent une information anatomique, à un instant donné. En revanche, ils ne mesurent ni la manière dont l’articulation est utilisée, ni la façon dont les contraintes sont réparties lors des mouvements.
La douleur arthrosique ne dépend pas uniquement de l’usure visible du cartilage. Elle est influencée par le fonctionnement global de l’articulation dans la vie quotidienne. Ainsi, une articulation peu altérée sur le plan structurel peut devenir douloureuse si elle est soumise à des contraintes mal tolérées.

Plusieurs éléments peuvent expliquer cette discordance :

L’imagerie n’explore pas ces dimensions fonctionnelles.

Le rôle central du fonctionnement et de la régulation de la douleur

La douleur est une expérience produite par le système nerveux à partir de multiples informations. Dans l’arthrose, même lorsque les lésions visibles sont limitées, les messages douloureux peuvent être amplifiés si l’articulation fonctionne dans un contexte défavorable.
Le contrôle neuromoteur et la proprioception jouent ici un rôle important. Si le mouvement est moins bien coordonné ou si la perception de la position articulaire est altérée, certaines zones peuvent être sursollicitées. Cette surcharge fonctionnelle peut générer une douleur importante, sans qu’elle soit proportionnelle aux images observées.

D’autres facteurs interviennent également :

Ces mécanismes expliquent pourquoi la douleur peut être intense malgré une imagerie peu parlante.

Une douleur réelle, mais non synonyme de gravité structurelle

Ressentir une douleur importante avec peu d’arthrose visible ne signifie pas que la douleur est « exagérée » ou injustifiée. Elle est réelle et cohérente avec le fonctionnement du moment. En revanche, elle ne traduit pas nécessairement une atteinte grave ou une évolution rapide de l’arthrose.

Comprendre cette dissociation permet d’éviter des conclusions hâtives, comme penser que l’imagerie est trompeuse ou que la douleur annonce une dégradation imminente. La douleur renseigne avant tout sur l’équilibre fonctionnel, pas sur l’état exact du cartilage.

Ai-je bien compris?

Il est normal d’avoir très mal même si l’imagerie montre peu d’arthrose. Les examens décrivent l’état des structures, mais pas le fonctionnement réel de l’articulation. La douleur dépend aussi de la charge, de la coordination du mouvement et de la récupération. Une douleur intense ne signifie donc pas forcément une arthrose sévère ou une aggravation rapide. Elle reflète souvent un déséquilibre fonctionnel temporaire.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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