kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation de l'arthrose, Comment préserver la marche avec une arthrose de la hanche

La marche est souvent l’activité la plus impactée lorsque l’arthrose de la hanche s’installe. Elle peut devenir plus lente, moins fluide, parfois limitée par la douleur ou la fatigue. Pourtant, la marche ne disparaît pas brutalement. Elle se modifie progressivement, en fonction de la manière dont la hanche tolère la charge et organise le mouvement. Préserver la marche ne signifie pas l’imposer, mais comprendre ce qui permet à la hanche de continuer à la supporter.

Une fonction dépendante de la tolérance à la charge

Marcher consiste à répéter des mises en charge successives sur la hanche. Dans l’arthrose, cette articulation tolère moins bien certaines contraintes, en particulier lorsque la charge devient trop importante, trop prolongée ou mal répartie. La marche se dégrade alors non par incapacité soudaine, mais par diminution progressive de la tolérance fonctionnelle.

Lorsque cette tolérance baisse, plusieurs adaptations apparaissent :

Ces modifications traduisent une difficulté à maintenir un niveau de sollicitation compatible avec les capacités actuelles de la hanche.

Le rôle central du contrôle du mouvement et de la stabilité

La marche ne dépend pas uniquement de l’état de l’articulation. Elle repose aussi sur la capacité du système neuromoteur à organiser le mouvement de manière efficace. La stabilité du bassin, la coordination des muscles autour de la hanche et la qualité des informations proprioceptives jouent un rôle déterminant.
Dans l’arthrose de la hanche, ce contrôle devient souvent moins précis. Le mouvement est moins bien anticipé, la répartition de la charge moins homogène, ce qui augmente le coût fonctionnel de chaque pas. La marche devient alors plus exigeante, même si la douleur reste modérée.

Plusieurs éléments sont impliqués :

Préserver la marche implique donc de maintenir un mouvement suffisamment contrôlé, capable de limiter les surcharges inutiles.

Une capacité qui se maintient par l’adaptation, pas par l’évitement

Lorsque la marche devient inconfortable, la tendance naturelle est de la réduire fortement. Si cette adaptation est compréhensible à court terme, un évitement prolongé peut accélérer la perte de capacité fonctionnelle. La hanche est alors de moins en moins exposée à la charge, ce qui réduit encore sa tolérance.

À l’inverse, préserver la marche repose sur une adaptation progressive, permettant à l’articulation de continuer à gérer une sollicitation compatible avec ses capacités. La marche n’est pas un tout ou rien : elle se module, se répartit et s’ajuste dans le temps. Ce sont ces ajustements qui conditionnent sa préservation.

Ai-je bien compris?

Préserver la marche avec une arthrose de la hanche dépend surtout de la capacité de l’articulation à tolérer la charge. Lorsque cette tolérance diminue, la marche se modifie progressivement. Le contrôle du mouvement, la stabilité du bassin et la qualité de la coordination jouent un rôle central. Une réduction excessive de la marche peut accentuer la perte de capacité fonctionnelle. La marche se préserve donc par une adaptation progressive du mouvement, et non par un évitement total.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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