Après la disparition de la douleur sur le côté externe du genou, une question revient fréquemment : comment éviter que le syndrome de l’essuie-glace ne réapparaisse ? Cette inquiétude est compréhensible, car cette douleur a tendance à revenir lorsque les conditions qui l’ont favorisée sont à nouveau réunies. Prévenir la récidive repose avant tout sur le maintien d’un équilibre durable entre la contrainte imposée par la course et la capacité du genou à la tolérer.
Le syndrome de l’essuie-glace n’est que rarement lié à un événement isolé. Il apparaît le plus souvent à la suite d’une accumulation progressive de contraintes. Lorsque la charge augmente plus vite que la capacité d’adaptation du genou, la douleur finit par réapparaître, parfois après une période totalement indolore.
Maintenir une progression cohérente de la charge
La gestion de la charge dans le temps constitue le levier principal pour limiter le risque de récidive. Une augmentation trop rapide du volume, de l’intensité ou des changements simultanés dans l’entraînement exposent le genou à une contrainte difficilement tolérable. À l’inverse, une progression graduelle permet au genou de conserver une marge d’adaptation.
Plusieurs éléments contribuent à cette stabilité :
- des augmentations progressives de l’entraînement,
- une limitation des changements multiples en même temps,
- une continuité dans la pratique plutôt que des reprises brutales,
- une prise en compte systématique de la récupération.
Le genou tolère généralement mieux une charge modérée mais régulière qu’une alternance de repos prolongé et de sollicitations intenses.
Être attentif aux signaux précoces et à la fatigue
Les récidives sont souvent précédées de signaux discrets. Une gêne légère, une douleur qui apparaît un peu plus tôt que d’habitude ou une sensation inhabituelle sur le côté du genou doivent être considérées comme des indicateurs, et non comme des éléments anodins. Les reconnaître permet d’ajuster la contrainte avant que le seuil de tolérance ne soit dépassé.
La fatigue joue également un rôle central. Lorsqu’elle s’accumule, le contrôle neuromoteur et la proprioception deviennent moins précis. La qualité du mouvement se modifie, entraînant une répartition différente des contraintes à chaque foulée. Même sans changement visible de l’entraînement, cet état peut suffire à faire réapparaître la douleur.
Certains signaux doivent inciter à la vigilance :
- une sensation de raideur ou de gêne inhabituelle,
- une douleur qui réapparaît plus tôt à l’effort,
- une récupération plus lente entre les séances,
- une impression de perte de fluidité du geste.
Consolider la tolérance sur la durée
L’absence de douleur ne signifie pas toujours que la tolérance maximale du genou est restaurée. Le genou peut être indolore dans des conditions habituelles tout en restant sensible à des augmentations rapides de charge. Une phase de consolidation est donc essentielle pour élargir progressivement cette tolérance.
Éviter la récidive suppose d’accepter que la capacité du genou à encaisser la contrainte n’est jamais définitivement acquise. Elle évolue en fonction de l’entraînement, de la récupération et du contexte global. Maintenir cet équilibre dans le temps reste le facteur le plus déterminant pour limiter durablement le risque de réapparition du syndrome de l’essuie-glace.
Ai-je bien compris?
Éviter que le syndrome de l’essuie-glace revienne repose sur une gestion durable de la charge. La douleur réapparaît le plus souvent lorsque l’augmentation des contraintes dépasse la capacité d’adaptation du genou. Une progression graduelle et régulière limite ce risque. Les signaux précoces et la fatigue doivent être pris en compte avant que la douleur ne s’installe. L’absence de douleur ne garantit pas une tolérance maximale, d’où l’importance d’une phase de consolidation dans le temps.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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