Il n’existe pas de nombre universel de séances
Lorsqu’on parle d’arthrose, la question du nombre de séances revient très souvent. Pourtant, il n’existe pas de chiffre standard valable pour tout le monde. Contrairement à une blessure aiguë ou à une chirurgie, l’arthrose est une situation chronique et évolutive. La rééducation n’a pas pour objectif de “faire disparaître” l’arthrose, mais d’aider l’articulation à mieux fonctionner et à mieux supporter les contraintes de la vie quotidienne.
Le nombre de séances dépend donc moins du diagnostic d’arthrose lui-même que de la manière dont le corps réagit au mouvement, à la charge et à la répétition des gestes.
Les séances servent à relancer des capacités, pas à suivre un protocole figé
En kinésithérapie, les séances ont pour objectif de remettre en jeu plusieurs capacités souvent altérées avec l’arthrose :
- la mobilité articulaire fonctionnelle,
- raideur plus marquée après une période d’inactivité
- le contrôle du mouvement et la précision des appuis,
- la tolérance de l’articulation aux contraintes répétées.
Ces éléments n’évoluent pas tous à la même vitesse. Certaines personnes ressentent une amélioration rapide du confort, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps pour que l’articulation s’adapte réellement.
La fréquence et la durée comptent autant que le nombre
Plus que le nombre total de séances, c’est leur répartition dans le temps qui compte. Une rééducation trop courte ne laisse pas le temps aux tissus et au système nerveux de s’adapter. À l’inverse, multiplier les séances sans progression de l’activité n’apporte pas forcément de bénéfice durable.
Dans la pratique, la kinésithérapie s’organise souvent en phases :
- une phase initiale pour comprendre les réactions de l’articulation,
- une phase de progression pour améliorer la tolérance à la charge,
- une phase d’autonomisation où le patient devient acteur de son mouvement.
La douleur n’est pas le seul repère pour décider
Il est fréquent de se demander si l’on doit continuer la kiné une fois la douleur diminuée. Pourtant, la disparition partielle de la douleur ne signifie pas que l’articulation a retrouvé toutes ses capacités. La force, l’endurance et le contrôle neuromoteur peuvent encore être insuffisants, ce qui explique des douleurs fluctuantes ou une fatigue rapide à l’effort.
Le nombre de séances est donc ajusté en fonction de la stabilité des progrès et de la capacité à gérer seul les contraintes du quotidien.
L’objectif final n’est pas la dépendance aux séances
La kinésithérapie dans l’arthrose n’a pas vocation à être infinie. Son rôle est d’aider le patient à comprendre son articulation, à retrouver des mouvements plus efficaces et à devenir autonome dans la gestion de son activité physique. Les séances diminuent naturellement lorsque ces objectifs sont atteints.
Ai-je bien compris?
Il n’existe pas de nombre fixe de séances de kiné pour l’arthrose. La rééducation dépend de la façon dont l’articulation réagit au mouvement et à la charge. Les séances servent à améliorer la mobilité, la force, l’endurance et le contrôle du mouvement. La diminution de la douleur n’est pas le seul critère pour arrêter la kiné. L’objectif est de devenir progressivement autonome. Le nombre de séances s’adapte à l’évolution réelle des capacités.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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