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Modification progressive de la manière de bouger dans la maladie de Parkinson

Dans la maladie de Parkinson, de nombreuses personnes décrivent une modification progressive de leur manière de bouger. Les gestes deviennent plus lents, moins amples et parfois plus difficiles à initier. Cette lenteur et cette rigidité ne sont pas toujours constantes, mais elles influencent la qualité globale du mouvement et la façon dont les actions du quotidien sont réalisées. Ces changements peuvent apparaître progressivement et modifier la relation au mouvement. La rééducation s’intéresse à ces évolutions afin de préserver un mouvement fonctionnel, efficace et adapté à la vie quotidienne.

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Rigidité musculaire et perte de fluidité du mouvement

La rigidité correspond à une augmentation du tonus musculaire qui rend le mouvement moins fluide. Les muscles peuvent sembler plus tendus, ce qui limite l’amplitude des gestes et donne une impression de résistance lors des déplacements ou des actions manuelles. Cette rigidité peut toucher différentes parties du corps, concerner un côté plus que l’autre et varier selon les moments de la journée ou le niveau de fatigue. Elle participe à la modification de la posture et à la perte de fluidité du mouvement, rendant certains gestes plus coûteux à réaliser.

Lenteur d’exécution des gestes et augmentation de l’effort

La lenteur, quant à elle, concerne la vitesse d’exécution des gestes. Les mouvements demandent plus de temps et davantage d’effort pour être réalisés. Des actions auparavant simples, comme se lever, attraper un objet ou se retourner, nécessitent désormais plus de concentration. Cette lenteur ne traduit pas un manque de volonté ou d’engagement, mais une difficulté du système nerveux à organiser rapidement et efficacement le mouvement. Elle influence directement la qualité du geste et la capacité à enchaîner les actions du quotidien.

Composantes essentielles de la qualité du mouvement

La qualité du mouvement repose sur la coordination, l’amplitude et la continuité du geste. Dans la maladie de Parkinson, ces composantes peuvent être altérées. Les gestes deviennent parfois plus segmentés, moins fluides ou moins précis, ce qui modifie la façon d’agir au quotidien.

La rééducation vise alors à améliorer l’organisation du mouvement en travaillant sur la posture, la coordination et l’intention motrice, plutôt que sur la force musculaire isolée.

Limiter l’impact fonctionnel de la rigidité et de la lenteur

L’objectif de la rééducation n’est pas de supprimer totalement la rigidité ou la lenteur, mais de limiter leur impact fonctionnel. Un mouvement peut rester lent ou demander plus d’attention tout en étant utilisable au quotidien. La priorité est donnée à l’efficacité du geste, c’est-à-dire à sa capacité à permettre une action utile, répétable et sécurisée dans la vie de tous les jours. Cette approche permet de maintenir des activités essentielles malgré les contraintes imposées par la maladie.

Adapter la rééducation aux variations de la maladie

La rééducation prend également en compte les variations propres à la maladie de Parkinson. Certains jours, les mouvements peuvent paraître plus faciles, d’autres plus contraints. Cette variabilité est intégrée dans le travail afin d’adapter le rythme, la durée et l’intensité des exercices.

Le mouvement est travaillé de manière progressive, en évitant la surcharge et la fatigue excessive, afin de préserver la qualité du geste.

Observer et accompagner la qualité du mouvement en rééducation

Le rôle du kinésithérapeute est d’observer la manière dont la rigidité et la lenteur influencent les gestes du patient. Il identifie les compensations inutiles, les stratégies coûteuses et accompagne le patient vers des manières de faire plus efficaces. En améliorant l’organisation et la qualité du mouvement, il devient possible de réduire l’effort nécessaire pour agir et de rendre les gestes plus confortables et plus fonctionnels au quotidien.

Rigidité, lenteur et qualité du mouvement au cœur de la rééducation

Rigidité, lenteur et qualité du mouvement sont des éléments centraux de la rééducation dans la maladie de Parkinson.

En travaillant sur ces aspects, la rééducation contribue à maintenir une participation active aux activités de la vie quotidienne, malgré l’évolution de la maladie.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, la rigidité et la lenteur modifient la qualité des mouvements, les rendant moins fluides et plus coûteux. La rééducation vise à améliorer l’organisation du geste, l’amplitude et la coordination afin de préserver un mouvement fonctionnel. L’objectif n’est pas un geste parfait, mais un mouvement efficace et utilisable au quotidien, en tenant compte des variations et de la fatigue.

Article proposé par l’équipe des kinésithérapeutes du centre Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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