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Une modification de la régulation du tonus musculaire

Dans la maladie de Parkinson, la raideur correspond à ce que l’on appelle la rigidité. Elle ne vient pas d’un problème articulaire ni d’un raccourcissement musculaire isolé. Elle résulte d’une modification de la régulation automatique du tonus par le système nerveux.
Habituellement, le mouvement repose sur un équilibre précis entre contraction et relâchement musculaire. Lorsqu’un muscle s’active, son opposant se relâche. Les ganglions de la base, structures profondes du cerveau, participent à cette modulation permanente. Ils permettent d’ajuster automatiquement l’intensité du mouvement et le niveau de tension musculaire nécessaire.
Dans la maladie de Parkinson, la diminution de dopamine modifie cet équilibre. L’activation et le relâchement deviennent moins finement régulés. Le tonus musculaire de base augmente alors de façon uniforme.

Une tension plus constante dans les muscles

Cette augmentation du tonus entraîne une résistance plus marquée au mouvement, même lorsqu’il est réalisé lentement ou passivement. Les muscles ne sont pas contractés volontairement en permanence, mais ils restent dans un état de tension plus élevé que nécessaire.

Cela peut se traduire par :

Une influence sur la posture et la qualité du mouvement

Lorsque le tonus de base est plus élevé, les articulations perdent en mobilité spontanée. Les gestes deviennent moins amples et demandent davantage d’organisation. La posture peut évoluer, avec un tronc légèrement fléchi et des épaules moins mobiles.

On observe alors :

La rigidité influence donc la qualité globale du mouvement. Elle n’empêche pas l’action, mais elle en modifie la fluidité et la continuité.

L’objectif de la rééducation : entretenir la mobilité fonctionnelle

La rééducation vise à travailler l’amplitude, la rotation et la coordination des segments corporels. L’objectif est d’entretenir une mobilité suffisante pour que les gestes restent fonctionnels et utilisables au quotidien.
Le travail porte notamment sur la mobilisation active, la dissociation des ceintures et l’organisation du mouvement dans des situations concrètes. Il ne s’agit pas de supprimer totalement la rigidité, mais d’en limiter l’impact sur la qualité du geste.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, la rigidité correspond à une augmentation uniforme du tonus musculaire liée à une modification de la régulation neurologique du mouvement. Les muscles restent dans un état de tension plus élevé que nécessaire, ce qui rend les articulations moins mobiles et les gestes moins fluides. Cette raideur ne vient pas d’un problème articulaire isolé, mais d’un dérèglement central de la modulation du tonus. La rééducation vise à entretenir la mobilité et la qualité du mouvement afin de préserver des gestes fonctionnels au quotidien.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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