En rééducation neurologique, la progression ne repose pas uniquement sur les techniques utilisées ou sur le contenu des séances. Elle dépend aussi de la place occupée par le patient dans le processus. Cette place ne se limite pas à exécuter des exercices, mais implique une compréhension progressive du travail réalisé et une participation active au mouvement.
Comprendre le sens des exercices pour mieux s’impliquer
La rééducation neurologique s’appuie sur des situations fonctionnelles et des gestes ciblés. Chaque exercice répond à un objectif précis : améliorer un appui, stabiliser une posture, faciliter un transfert ou rendre un mouvement plus fiable. Lorsque le patient comprend pourquoi un exercice est proposé, l’engagement change.
La compréhension permet de donner du sens au travail, d’éviter une exécution mécanique et de favoriser une participation plus active. Le patient ne réalise plus un geste « parce qu’il faut le faire », mais parce qu’il en perçoit l’utilité dans la vie quotidienne.
La concentration comme levier du travail neurologique
En neurologie, le mouvement n’est pas automatique. Il demande souvent davantage d’attention et de contrôle. La concentration joue alors un rôle essentiel. Être attentif au geste, aux appuis, à la posture ou à la coordination permet de stimuler plus efficacement le système nerveux.
Cette attention portée au mouvement aide le corps à organiser l’action, à corriger progressivement les erreurs et à renforcer les stratégies efficaces. La qualité de l’engagement compte autant que le geste lui-même.
- attention portée au mouvement
- perception des appuis et de la posture
- ajustement progressif du geste
- meilleure organisation motrice
Répéter pour apprendre, pas pour automatiser mécaniquement
La répétition est un principe central de la rééducation neurologique. Elle ne vise pas une automatisation rapide, mais un apprentissage progressif. Répéter un geste permet au système nerveux de tester, d’ajuster et de stabiliser des stratégies motrices plus efficaces.
Le rôle du patient est de s’inscrire dans cette répétition en restant attentif au mouvement. Même lorsque les progrès semblent lents ou irréguliers, cette répétition consciente participe à la construction d’un geste plus fiable dans le temps.
S’inscrire dans une continuité entre séances et quotidien
La rééducation neurologique ne se limite pas au temps passé en séance. Les gestes travaillés trouvent leur intérêt lorsqu’ils sont réinvestis dans les activités du quotidien. Comprendre ce lien aide le patient à rester constant dans le travail, sans chercher la performance, mais la régularité.
Cette continuité permet de renforcer les acquis, de mieux gérer la fatigue et de rendre les progrès plus transférables dans la vie réelle.
- régularité du travail
- lien entre séance et quotidien
- adaptation à la fatigue
- progression durable
Ai-je bien compris?
En rééducation neurologique, le patient occupe une place centrale. Son rôle consiste à participer activement au mouvement, à comprendre le sens des exercices et à rester attentif à ce qu’il fait. La concentration permet de mieux stimuler le système nerveux, tandis que la répétition consciente aide à construire des gestes plus fiables. En s’inscrivant dans une continuité entre les séances et le quotidien, le patient favorise une progression plus stable et durable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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