kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, rééducation traumatismes articulaires, entorses et luxations, Peut-on marcher normalement avec une fissure du ménisque

Marcher après une fissure du ménisque est une question fréquente, car la marche fait partie des gestes incontournables du quotidien. Beaucoup de patients craignent qu’en continuant à marcher, ils risquent d’aggraver la lésion ou de retarder la récupération. En réalité, la possibilité de marcher dépend moins de la présence de la fissure elle-même que de la manière dont le genou tolère les contraintes imposées.
Une fissure méniscale correspond à une atteinte partielle du ménisque. Elle n’entraîne pas systématiquement un dérangement mécanique immédiat du genou. Dans de nombreuses situations, la marche sur terrain plat reste possible, en particulier lorsque la douleur est modérée et qu’aucun blocage articulaire n’est présent. La marche impose des contraintes répétées, mais relativement prévisibles, ce qui explique qu’elle soit parfois mieux tolérée que des mouvements plus complexes.

Ce que signifie réellement “marcher normalement” avec un ménisque fissuré

Pouvoir marcher ne signifie pas que le genou fonctionne comme avant la lésion. Après une fissure méniscale, des adaptations apparaissent fréquemment, souvent de façon inconsciente. La foulée peut devenir légèrement plus courte, l’appui moins franc ou la vitesse réduite. Ces ajustements traduisent une stratégie de protection face à une capacité de tolérance encore limitée.

La tolérance à la marche dépend de plusieurs éléments qui interagissent entre eux :

Ces facteurs expliquent pourquoi certaines personnes marchent sans difficulté sur de courtes distances, mais ressentent une gêne dès que la durée augmente ou que l’environnement devient plus contraignant.

La réaction du genou après la marche : un indicateur essentiel

Il est fréquent que la marche soit tolérée sur le moment, mais qu’une douleur ou un gonflement apparaisse plusieurs heures plus tard. Cette réaction différée indique le plus souvent que la charge imposée dépasse temporairement les capacités d’adaptation du genou. Elle ne traduit pas nécessairement une aggravation de la fissure, mais signale que le seuil de tolérance actuel est encore limité.

Certaines situations sollicitent davantage le ménisque que la marche simple :

Une douleur sélective dans ces contextes est fréquente et doit être interprétée comme un signe de contrainte accrue, et non comme un dysfonctionnement systématique du genou.

Quand la marche devient un signal d’alerte

Si marcher est souvent possible, certains signes doivent inciter à la prudence. Un genou qui se bloque, accroche ou donne une sensation de coincement mécanique ne tolère pas correctement la charge. De même, une douleur qui augmente progressivement, un gonflement important et persistant ou une perte de mobilité marquée ne correspondent pas à une évolution habituelle.
Dans ces situations, la marche ne peut plus être considérée comme un simple geste fonctionnel, mais comme un révélateur d’un déséquilibre nécessitant une réévaluation médicale.

Ai-je bien compris?

Marcher avec une fissure du ménisque est souvent possible, surtout sur terrain plat et sur des distances modérées. Cela ne signifie pas que le genou fonctionne normalement comme avant. Des adaptations spontanées de la marche sont fréquentes et reflètent une protection du genou. La réaction du genou après la marche, immédiate ou différée, est un indicateur clé de tolérance à la charge. L’absence de blocage, de gonflement important et de douleur excessive est rassurante. En revanche, des blocages ou une aggravation progressive doivent conduire à une réévaluation.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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