kinesport versailles, nos spécialités, kiné du dos, Peut-on bouger avec une hernie discale sans l’aggraver

Lorsqu’une hernie discale est diagnostiquée, le mouvement devient souvent source de doute. Beaucoup de patients craignent qu’un geste mal réalisé ou une activité quotidienne puisse aggraver la situation. Cette inquiétude est compréhensible, mais elle repose fréquemment sur l’idée que le disque serait instable ou fragile, ce qui n’est généralement pas le cas.
Une hernie discale correspond à une modification d’un disque intervertébral, mais ce disque reste intégré dans une structure solide. Le dos est conçu pour bouger et supporter des contraintes variées. Dans la majorité des situations, les mouvements du quotidien ne déplacent pas la hernie et ne provoquent pas son aggravation. Ce qui influence surtout les symptômes, c’est la manière dont la charge est appliquée et la tolérance actuelle du dos.

Le mouvement n’aggrave pas automatiquement une hernie discale

Bouger avec une hernie discale est le plus souvent possible. L’immobilité prolongée n’est pas une protection efficace : elle tend au contraire à réduire la mobilité, à augmenter la raideur et à diminuer la capacité du dos à supporter l’effort. Le dos peut alors devenir plus sensible, ce qui entretient la douleur.
Le mouvement, lorsqu’il est adapté, permet de maintenir une activité des muscles, des articulations et du système de contrôle du mouvement. Il contribue à préserver une tolérance minimale aux contraintes et à éviter une désadaptation trop importante. Ce principe repose sur une exposition progressive plutôt que sur l’évitement.

Dans ce contexte, certains paramètres sont déterminants :

Ces éléments expliquent pourquoi un même geste peut être bien toléré un jour et plus sensible un autre jour, sans que la hernie ait changé.

Adapter le mouvement pour éviter les réactions douloureuses excessives

Bouger ne signifie pas tout faire sans discernement. Certaines positions ou certains gestes peuvent être momentanément moins bien tolérés, notamment lorsqu’ils augmentent fortement la contrainte sur la zone sensible. Adapter le mouvement consiste à ajuster la charge pour rester dans une zone acceptable pour le corps.
Le rôle du système nerveux est central. Après un épisode douloureux, certains mouvements peuvent être associés à une anticipation de douleur. Cette anticipation modifie le contrôle neuromoteur et la proprioception, rendant le geste plus raide et moins fluide. Le mouvement devient alors plus coûteux et parfois plus inconfortable.
Une gêne transitoire pendant ou après l’activité n’est pas nécessairement négative. Elle peut simplement traduire une sollicitation encore nouvelle pour le dos. En revanche, une douleur qui augmente nettement, persiste ou s’accompagne de nouveaux symptômes doit conduire à ajuster la charge.

Dans la majorité des cas, une reprise progressive permet :

En pratique, oui : il est généralement possible de bouger avec une hernie discale sans l’aggraver, à condition d’adapter progressivement le mouvement à la tolérance du moment.

Ai-je bien compris?

Bouger avec une hernie discale est le plus souvent possible. Le disque n’est pas une structure fragile qui s’aggrave à chaque mouvement. L’immobilité prolongée peut entretenir la raideur et la douleur. Ce qui compte, c’est l’adaptation de la charge, de l’amplitude et de la répétition. La douleur varie selon le contexte et la fatigue. Une gêne transitoire est souvent acceptable. Le mouvement progressif aide le dos à retrouver de la tolérance.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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