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Après une ligamentoplastie du genou, retrouver la confiance dans son articulation constitue une étape centrale de la récupération. Même lorsque la douleur diminue et que la stabilité mécanique progresse, de nombreux patients décrivent une appréhension persistante à l’idée de solliciter leur genou comme avant. Cette situation est fréquente et ne traduit pas nécessairement un problème chirurgical ou une instabilité réelle.

Une confiance qui ne dépend pas uniquement du greffon

La ligamentoplastie vise à restaurer la stabilité mécanique du genou, mais la confiance ne repose pas uniquement sur cette dimension structurelle. Le ligament croisé antérieur joue également un rôle sensoriel important dans la perception du mouvement et de la position articulaire. Après sa rupture puis sa reconstruction, cette fonction est altérée. Même lorsque le greffon remplit correctement son rôle mécanique, les informations transmises au système nerveux restent moins précises pendant un certain temps, ce qui peut générer un sentiment d’insécurité.

Le rôle déterminant de la force musculaire

La récupération de la force musculaire influence fortement la confiance dans le genou. Un genou peut être stable au repos mais manquer de soutien dynamique lors des mouvements. Les déficits de force ou d’endurance, notamment au niveau du quadriceps, des ischio-jambiers et des muscles de la hanche, modifient la répartition des contraintes et donnent l’impression que le genou “ne tient pas”, en particulier lors des efforts prolongés ou en situation de fatigue.

Contrôle du mouvement et précision gestuelle

Après une ligamentoplastie, le contrôle neuromoteur est souvent perturbé. Les mouvements deviennent moins automatiques, demandent davantage de concentration et manquent parfois de fluidité. Tant que cette coordination n’est pas restaurée, certaines sensations normales peuvent être interprétées comme des signaux de danger, ce qui freine la confiance, même en l’absence de dérobement réel.

L’influence du traumatisme initial

La rupture du ligament croisé antérieur survient souvent lors d’un événement brutal et marquant. Cette expérience laisse une trace qui influence durablement la manière de bouger. Même lorsque le genou récupère sur le plan fonctionnel, la mémoire de la blessure peut entretenir une appréhension indépendante de l’état réel des structures.

Une confiance qui se construit avec l’exposition progressive

La confiance ne revient pas spontanément. Elle se construit à mesure que le genou est confronté à des situations variées et qu’il y répond de manière stable et prévisible. Chaque activité bien tolérée élargit la tolérance à la charge et renforce la confiance. À l’inverse, éviter systématiquement certaines sollicitations empêche cette reconstruction.

Ai-je bien compris?

Après une ligamentoplastie, il est fréquent de manquer de confiance dans son genou, même lorsque la chirurgie est réussie. Cette appréhension s’explique par une altération des informations sensorielles, un déficit de force, un contrôle du mouvement incomplet et l’impact du traumatisme initial. La confiance ne revient pas d’un coup. Elle se construit progressivement, à mesure que le genou retrouve une capacité stable et prévisible à supporter les contraintes du quotidien et des activités plus exigeantes.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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