kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, La pubalgie disparaît-elle toujours avec la rééducation

La pubalgie est une pathologie qui suscite souvent de l’inquiétude, surtout lorsque la douleur persiste malgré le repos ou plusieurs tentatives de reprise sportive. Une question revient alors fréquemment : la pubalgie disparaît-elle toujours avec la rééducation ? La réponse est nuancée. La rééducation occupe une place centrale dans l’évolution de cette pathologie, mais son efficacité dépend de plusieurs facteurs liés à la douleur elle-même et à la manière dont les contraintes sont gérées au quotidien.
Dans la majorité des cas, la pubalgie est liée à une surcharge progressive des structures autour du bassin. La rééducation vise à améliorer la tolérance à la charge en travaillant sur la coordination, le contrôle du mouvement et la capacité des tissus à encaisser l’effort. Lorsqu’elle est bien conduite et suffisamment progressive, une amélioration est observée chez un grand nombre de sportifs, ce qui explique pourquoi elle constitue le traitement de référence.

Une amélioration fréquente, mais rarement immédiate

La disparition complète de la douleur n’est toutefois pas instantanée. Lorsque la pubalgie est installée depuis plusieurs mois, les tissus ont été exposés durablement à des contraintes mal tolérées. Leur adaptation nécessite alors du temps. La rééducation permet souvent une diminution progressive des symptômes, mais la récupération complète dépend de la capacité à maintenir une charge adaptée sur la durée.

Plusieurs éléments influencent cette évolution :

Dans ce contexte, une amélioration lente n’est pas un échec, mais le reflet d’un processus d’adaptation en cours.

Quand la rééducation ne suffit pas seule

Un point essentiel concerne l’intégration de la rééducation dans la pratique sportive. Si les séances sont réalisées correctement mais que, parallèlement, les contraintes responsables de la surcharge sont maintenues au même niveau, l’amélioration reste souvent limitée. La rééducation ne peut pas compenser durablement une exposition répétée à des efforts mal tolérés.
Certaines pubalgies sont également multifactorielle. Plusieurs structures ou mécanismes peuvent être impliqués simultanément. Dans ces situations, la rééducation reste pertinente, mais l’évolution peut être plus lente et parfois incomplète. La douleur ne disparaît pas toujours totalement, mais elle peut devenir compatible avec une activité sportive adaptée et stable.

Plusieurs signes orientent l’évolution :

Un objectif fonctionnel avant tout

La rééducation agit sur le long terme. Une amélioration progressive, même partielle au départ, indique que les tissus s’adaptent. À l’inverse, l’absence totale d’évolution après une période suffisante traduit souvent une charge encore inadaptée ou une progression trop rapide. Cela ne remet pas en cause l’intérêt de la rééducation, mais souligne la nécessité d’ajuster les contraintes.
La pubalgie ne disparaît donc pas uniquement grâce aux exercices réalisés en séance. La récupération repose sur une démarche globale, associant progression de la charge, respect de la tolérance des tissus et amélioration du contrôle neuromoteur et de la proprioception du bassin.

Ai-je bien compris?

La rééducation est le traitement de référence de la pubalgie et permet une amélioration dans la majorité des cas. La disparition complète de la douleur peut être lente, surtout lorsque la pubalgie est ancienne. La rééducation améliore la tolérance à la charge des tissus, mais ne peut pas compenser des contraintes mal gérées. Dans certaines situations, la douleur ne disparaît pas totalement mais devient compatible avec l’activité. L’évolution dépend de la cohérence globale de la gestion de la charge. L’objectif est une fonction stable plutôt qu’une disparition immédiate de toute sensation.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

Articles en lien