kinesport versailles, nos spécialités, kiné du dos, Faut-il se reposer complètement quand on a mal au dos

Lorsqu’un mal de dos survient, le réflexe le plus courant consiste à limiter fortement les mouvements, voire à s’allonger le plus possible pour éviter toute aggravation. Cette réaction est compréhensible, car la douleur incite naturellement à l’économie. Pourtant, dans la majorité des situations, le repos complet et prolongé n’est ni indispensable ni favorable à la récupération du dos.
Les douleurs de dos dites mécaniques sont principalement influencées par la manière dont le dos supporte les contraintes du quotidien : postures prolongées, variations de charge, mouvements répétés ou inhabituels. Lorsque le repos devient total, la douleur peut parfois diminuer à court terme, mais ce soulagement reste souvent transitoire. L’absence de mouvement entraîne rapidement une perte de mobilité, une diminution de la tonicité musculaire et une baisse de la tolérance à l’effort, rendant le dos plus sensible lors de la reprise.

Le repos complet : une utilité limitée dans le temps

Le repos strict peut avoir une place très ponctuelle, notamment lors d’une phase douloureuse intense. Réduire temporairement certaines activités ou éviter les gestes les plus douloureux permet parfois de calmer une poussée aiguë. L’objectif n’est cependant pas de supprimer tout mouvement, mais de diminuer transitoirement les sollicitations les plus exigeantes.
Dans ce contexte, le repos doit rester bref et ciblé, car une immobilisation prolongée complique souvent la reprise. Plus le dos reste inactif, plus il devient difficile de retrouver une mobilité fluide et une confiance dans le mouvement.

Certains repères permettent de comprendre les limites du repos prolongé :

Bouger de manière adaptée pour favoriser la récupération

À l’inverse, maintenir un minimum de mouvement adapté aide souvent le dos à récupérer plus efficacement. Les mouvements doux et progressifs favorisent la circulation locale, entretiennent la mobilité articulaire et permettent au système nerveux de réintégrer le mouvement comme une activité tolérable.
Bouger ne signifie pas forcer ni ignorer la douleur. Il s’agit d’ajuster l’activité au niveau de tolérance du moment, en modulant l’intensité, la durée et la variété des gestes. Cette approche aide le dos à supporter progressivement davantage d’efforts sans créer de surcharge.

Plusieurs principes guident cette reprise adaptée :

Le contrôle neuromoteur et la proprioception jouent ici un rôle important. En restant actif, même à faible intensité, le corps conserve une meilleure coordination et une perception plus juste des mouvements, ce qui limite les stratégies de protection excessives souvent responsables de la persistance des douleurs.
Enfin, le repos complet peut renforcer l’idée que le dos est fragile ou abîmé, augmentant l’appréhension et la vigilance excessive. À long terme, cette perception freine souvent la récupération, même lorsque les structures sont capables de supporter à nouveau les contraintes.
Ainsi, le repos total n’est presque jamais une solution durable face au mal de dos. Une réduction temporaire d’activité peut être utile au début, mais la reprise progressive du mouvement reste un élément central pour améliorer la tolérance du dos et favoriser une récupération plus stable.

Ai-je bien compris?

Se reposer complètement quand on a mal au dos n’est généralement pas bénéfique sur la durée. Le repos strict peut soulager brièvement lors d’une phase très douloureuse, mais il devient rapidement contre-productif s’il se prolonge. L’absence de mouvement favorise la raideur et diminue la tolérance à l’effort. Bouger de façon adaptée aide au contraire le dos à récupérer. L’objectif est d’ajuster l’activité, pas de forcer ni de rester immobile. Une reprise progressive du mouvement favorise une amélioration plus durable.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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