kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation de l'arthrose, kinesport versailles, nos spécialités, kiné et pathologies de l'épaule, Douleur à l’épaule au repos mais pas à l’effort : est-ce fréquent

Une situation déroutante mais bien réelle

Certaines douleurs d’épaule apparaissent principalement au repos, dans des positions prolongées, alors qu’elles diminuent nettement lorsque le bras est sollicité à l’effort. Cette situation peut surprendre, car la douleur est souvent associée à l’activité. Pourtant, ce type de fonctionnement est relativement fréquent et ne traduit pas, en soi, une atteinte grave de l’articulation.

Dans l’épaule, la douleur ne dépend pas uniquement de l’intensité de l’effort, mais aussi de la manière dont l’articulation est contrôlée dans des situations statiques ou dynamiques.

Ce que le repos impose réellement à l’épaule

Même immobile, l’épaule reste soumise au poids du bras et à la gravité. Dans les positions de repos prolongées, l’activité musculaire est faible et la stabilité repose moins sur l’action active des muscles que sur l’équilibre global de l’articulation.

Dans ces conditions, on peut observer :

Ces phénomènes correspondent à un fonctionnement statique moins bien toléré, sans notion de lésion.

Pourquoi l’effort peut être mieux toléré

Lorsqu’une activité débute, les muscles de l’épaule et leurs tendons, notamment ceux de la coiffe des rotateurs et de la ceinture scapulaire, s’activent davantage. Cette activation améliore la stabilité active de l’articulation et la qualité du guidage du mouvement.

Le contrôle neuromoteur et la proprioception jouent alors un rôle central. Le bras est mieux positionné dans l’espace, les ajustements sont plus précis et les contraintes sont réparties de façon plus cohérente au cours du mouvement. Cette organisation dynamique explique pourquoi la douleur peut diminuer à l’effort, même si la charge est plus importante qu’au repos.

Le rôle des structures passives dans les positions prolongées

Les ligaments et la capsule articulaire participent à la stabilité mécanique passive de l’épaule. Ils ne produisent pas de mouvement et ne s’adaptent pas activement. En revanche, leur mise en tension dépend de la position articulaire.

Dans certaines postures maintenues, la perception des contraintes passives peut devenir plus marquée, alors même que ces structures restent intactes. Cette différence de perception entre repos et mouvement contribue à expliquer la variabilité des douleurs.

On retrouve alors fréquemment :

Une douleur fonctionnelle, pas un signe de gravité

Une douleur d’épaule présente au repos mais absente à l’effort traduit le plus souvent un déséquilibre fonctionnel entre stabilité active, coordination et perception des contraintes. Elle ne signifie pas que l’articulation se dégrade ou qu’une structure est abîmée.

L’objectif de la rééducation est alors de restaurer un fonctionnement plus stable et plus cohérent dans toutes les situations, y compris au repos.

Ai-je bien compris?

Il est fréquent d’avoir une douleur d’épaule au repos mais pas à l’effort. Le repos impose des contraintes statiques avec une faible activation musculaire. À l’effort, l’activation des muscles et la coordination améliorent la stabilité et la répartition des contraintes. Les ligaments et la capsule jouent un rôle passif et ne sont pas lésés. Cette douleur correspond à un fonctionnement particulier, sans gravité structurelle.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

Articles en lien