Une séance structurée autour de l’état fonctionnel du jour
Une séance de kinésithérapie pour l’arthrose ne suit pas un protocole rigide identique d’une fois sur l’autre. Elle s’appuie d’abord sur l’état fonctionnel réel de l’articulation au moment de la séance. Le kinésithérapeute commence par faire le point sur l’évolution récente : réactions à l’effort, raideur, fatigue, récupération entre deux séances.
Ce temps d’échange n’a pas pour but de multiplier les questions, mais d’identifier comment l’articulation a supporté les contraintes du quotidien depuis la dernière séance. C’est cette tolérance qui guide le contenu du travail.
L’observation du mouvement fait partie intégrante de cette première phase. Des gestes simples et fonctionnels sont analysés afin d’évaluer la mobilité utile, la stabilité et la qualité du contrôle articulaire. Ces éléments orientent la suite de la séance.
Un travail centré sur le mouvement et la charge
Le cœur de la séance repose sur un travail actif. L’objectif n’est pas de “corriger” l’arthrose, mais d’améliorer le fonctionnement de l’articulation dans les contraintes qu’elle rencontre réellement. Les exercices sont choisis pour agir sur :
- la mobilité nécessaire aux gestes du quotidien
- la capacité musculaire à soutenir l’effort
- la précision du mouvement et la stabilité articulaire
Le dosage est un élément central. La charge appliquée doit être suffisante pour stimuler une adaptation, sans dépasser ce que l’articulation peut supporter à ce moment-là. La proprioception et le contrôle neuromoteur sont intégrés dès que l’articulation est sollicitée en appui, en déplacement ou en mouvement répété.
Une sensation modérée pendant ou après la séance peut exister. Ce n’est pas la sensation immédiate qui guide le travail, mais la réaction dans les heures et le lendemain.
Une séance orientée vers l’autonomie
La fin de séance peut être consacrée à la mise en perspective du travail réalisé. Le kinésithérapeute ajuste les exercices à poursuivre en autonomie et précise les repères de progression. L’objectif n’est pas d’accumuler des exercices, mais de permettre au patient de gérer son activité avec des repères clairs.
Deux zones sont systématiquement discutées :
- ce qui peut être fait sans crainte en dehors des séances
- ce qui nécessite encore d’être dosé ou adapté
La séance suivante s’inscrit dans cette continuité. Elle permet soit de progresser, soit de stabiliser, soit de réajuster la charge en fonction des réactions observées.
Ai-je bien compris?
Une séance de kiné pour l’arthrose commence par l’évaluation de l’état fonctionnel réel de l’articulation. Le kiné observe les mouvements et analyse la tolérance aux efforts récents. Le travail repose principalement sur des exercices actifs visant la mobilité utile, la force et le contrôle du mouvement. La charge est dosée pour favoriser l’adaptation sans réaction excessive. La réaction dans le temps est plus importante que la sensation immédiate. La séance vise progressivement à rendre le patient autonome dans la gestion de son activité.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
Articles en lien

Rééducation de l’arthrose en kinésithérapie
Douleurs articulaires liées à l’arthrose ? Comment la kinésithérapie aide à retrouver mobilité et confort grâce à une rééducation adaptée et progressive.





