Après un AVC, de nombreux patients constatent une raideur musculaire persistante qui complique les gestes du quotidien. Cette raideur concerne le plus souvent des groupes musculaires bien identifiés chez un même patient et s’exprime de manière variable selon les situations. Elle n’est ni volontaire ni liée à un manque d’effort, mais à une modification profonde du contrôle nerveux des muscles.
Spasticité : une raideur musculaire d’origine neurologique
La raideur musculaire observée après un AVC correspond à ce que l’on appelle la spasticité. Il s’agit d’un trouble neurologique lié à une altération du contrôle exercé par le cerveau sur certains réflexes automatiques du muscle et de la moelle épinière. Ces réflexes deviennent alors excessivement actifs, ce qui entraîne des contractions involontaires, une résistance au mouvement et une difficulté à relâcher le muscle. Chez un patient donné, la spasticité concerne le plus souvent les mêmes groupes musculaires, même si son intensité peut varier selon les situations.
Une expression musculaire qui dépend de la position et du contexte
Bien que le tonus musculaire soit durablement augmenté, son expression fonctionnelle varie selon les situations. La raideur est souvent plus marquée lorsque le corps change de position ou doit lutter contre la gravité. Le passage de couché à,assis, puis d’assis à debout, sollicite davantage les muscles antigravitaires, rendant la raideur plus perceptible.
Elle peut également s’accentuer lors du maintien prolongé d’une posture ou lors de la mise en charge d’un membre. Le muscle peut sembler relativement souple au repos, puis devenir nettement plus rigide dès qu’il doit participer activement à la stabilisation du corps.
Le rôle du geste, de la vitesse et de la coordination musculaire
La raideur musculaire apparaît fréquemment lors de gestes rapides ou précis. La régulation fine entre contraction et relâchement devient moins efficace, ce qui perturbe la fluidité du mouvement. Certains muscles peuvent s’activer de façon excessive et gêner l’action d’autres muscles impliqués dans le geste.
- résistance excessive au mouvement
- difficulté à relâcher le muscle après l’effort
- perturbation de la coordination entre groupes musculaires
Cette désorganisation ne concerne pas un muscle isolé, mais l’ensemble de la chaîne musculaire mobilisée pour réaliser l’action, ce qui rend les gestes plus coûteux et moins efficaces.
L’influence de la fatigue sur la raideur musculaire
La fatigue joue un rôle important dans l’expression de la spasticité. Lorsque le système nerveux est sollicité de manière prolongée, le contrôle du tonus devient moins efficace. Les muscles peuvent alors paraître plus raides et plus difficiles à contrôler, même pour des gestes habituellement réalisables.
- majoration de la raideur en fin d’effort
- augmentation du coût musculaire des gestes
- récupération plus lente après l’activité
Ces variations expliquent pourquoi la raideur peut s’accentuer au fil de la journée ou après une activité soutenue, sans que cela traduise une aggravation durable.
D’où vient la raideur musculaire après un AVC ?
Après un AVC, les muscles deviennent raides parce que le cerveau n’exerce plus correctement son contrôle sur les réflexes musculaires. Cette perte de rétrocontrôle entraîne une augmentation du tonus musculaire, appelée spasticité, dont l’expression varie selon la position, le geste, la vitesse du mouvement et la fatigue.
Ai-je bien compris?
Après un AVC, la raideur musculaire est liée à la spasticité, qui correspond à une altération du contrôle exercé par le cerveau sur certains réflexes musculaires. Cette perte de rétrocontrôle entraîne une hyperactivité réflexe, responsable d’une contraction excessive du muscle et d’une difficulté à le relâcher.
Chez un patient donné, la spasticité concerne le plus souvent les mêmes groupes musculaires, même si son intensité peut varier. Elle peut être davantage perceptible lors des changements de position, des mouvements rapides, de certains gestes ou en situation de fatigue. Cette raideur perturbe la coordination et la fluidité des mouvements, sans relever d’un contrôle volontaire. Ces mécanismes expliquent pourquoi la raideur peut sembler fluctuante dans la vie quotidienne.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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