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Le fonctionnement normal de l’inspiration et de l’expiration

Respirer repose sur un équilibre mécanique simple. À l’inspiration, le thorax s’ouvre, le diaphragme s’abaisse et la pression à l’intérieur des poumons diminue. Cette pression négative attire l’air vers l’intérieur et contribue également à maintenir les bronches légèrement ouvertes.

À l’expiration, le mécanisme est différent. Le thorax se relâche, le diaphragme remonte et l’air est expulsé principalement de façon passive. La pression à l’intérieur des poumons devient légèrement positive, ce qui pousse l’air vers l’extérieur. Dans ce mouvement, le calibre des bronches diminue naturellement : c’est un phénomène physiologique.

Chez une personne non asthmatique, cette réduction de diamètre reste modérée et n’entrave pas l’évacuation de l’air. L’expiration s’effectue sans difficulté particulière.

Des bronches déjà rétrécies dans l’asthme

Dans l’asthme, les bronches ne partent pas d’un état neutre. Leur paroi est le siège d’une inflammation chronique qui les rend plus épaisses et plus sensibles. Le muscle lisse qui entoure ces conduits peut se contracter plus facilement et la production de mucus peut augmenter.

Plusieurs éléments modifient ainsi le passage de l’air :

Même en dehors d’un épisode aigu, les bronches peuvent présenter un calibre légèrement diminué. Elles deviennent également plus réactives aux stimulations extérieures.

Pourquoi l’expiration devient le moment le plus contraignant

L’explication principale tient à la dynamique des pressions. À l’inspiration, la pression négative générée dans la cage thoracique tend à élargir les bronches. Cette ouverture relative facilite l’entrée de l’air, même lorsque le calibre est réduit.

À l’expiration, la situation s’inverse. La pression positive exercée pour expulser l’air a tendance à comprimer les bronches. Lorsque celles-ci sont déjà inflammées et rétrécies, cette compression supplémentaire accentue la diminution de leur diamètre.

Plusieurs phénomènes se combinent alors :

L’air s’évacue plus lentement et peut partiellement rester piégé. Cette limitation du flux expiratoire explique que la gêne soit souvent plus marquée au moment de souffler que lors de l’inspiration. Les sifflements respiratoires sont également liés au passage de l’air à travers des voies aériennes rétrécies, en particulier pendant l’expiration.

L’asthme gêne donc surtout à l’expiration parce que ce temps respiratoire cumule deux phénomènes : un rétrécissement physiologique normal des bronches et une obstruction déjà présente liée à l’inflammation.

Ai-je bien compris?

Dans la respiration normale, les bronches s’ouvrent davantage à l’inspiration et se rétrécissent légèrement à l’expiration. Dans l’asthme, les bronches sont déjà inflammées et leur calibre est réduit. À l’inspiration, la pression négative aide à les maintenir ouvertes. À l’expiration, la pression positive les comprime davantage, ce qui augmente la résistance au passage de l’air. L’expiration devient alors le moment le plus difficile, car le rétrécissement naturel s’ajoute à l’obstruction liée à la maladie.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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