kinesport versailles, nos spécialités, kiné et rééducation orthopédique, prothèse hanche, prothèse genou, syndrome rotulien, raideur articulaire, Pourquoi je me fatigue plus vite dans les activités quotidiennes après une rééducation

Après une rééducation orthopédique, il est fréquent de constater une fatigue plus rapide dans des gestes pourtant simples du quotidien. Marcher plus longtemps, rester debout, porter des charges légères ou enchaîner plusieurs tâches peut devenir éprouvant, alors même que la douleur est faible ou absente. Cette situation est fréquente et correspond le plus souvent à une récupération fonctionnelle encore incomplète, plutôt qu’à une anomalie ou à une complication.

Une endurance musculaire encore insuffisante

Lors d’une atteinte orthopédique, le corps s’adapte rapidement à la douleur et à la réduction des sollicitations. Cette adaptation entraîne une baisse de la condition musculaire, en particulier de l’endurance. Même après une phase de rééducation, les muscles peuvent avoir retrouvé une force suffisante pour produire un effort ponctuel, sans être encore capables de le soutenir dans la durée.
Cette différence entre force et endurance explique pourquoi un geste isolé peut être bien toléré, alors que sa répétition devient rapidement fatigante.

Des mouvements moins efficaces sur le plan énergétique

Après une blessure ou une chirurgie, le corps adopte souvent des stratégies de compensation pour protéger l’articulation ou le segment concerné. Ces adaptations peuvent persister malgré l’amélioration clinique. Elles modifient la mécanique du mouvement et rendent les gestes moins efficaces.
Une mobilité articulaire encore limitée contribue également à cette augmentation du coût énergétique. Une amplitude insuffisante oblige à adapter les appuis ou à solliciter davantage certains groupes musculaires, ce qui augmente la dépense d’énergie pour un geste pourtant simple.

Un contrôle du mouvement encore en adaptation

Le contrôle neuromoteur et la proprioception sont souvent encore en cours de récupération après une rééducation. Une perception moins précise de la position articulaire et du mouvement oblige le système nerveux à fournir davantage d’efforts pour stabiliser et coordonner les gestes.
Cette sollicitation accrue explique pourquoi certaines activités demandant de l’équilibre, des ajustements ou une attention soutenue deviennent fatigantes plus rapidement.

Une tolérance à la charge encore limitée

Après une période de réduction d’activité, les tissus doivent se réadapter progressivement aux contraintes répétées. Tant que cette adaptation n’est pas complète, le seuil de fatigue est atteint plus rapidement. Cette situation est fréquente lorsque plusieurs activités sont enchaînées dans la journée, même si chacune prise isolément semble bien tolérée.
La récupération fonctionnelle n’évolue pas toujours de manière homogène. Certaines capacités, comme la diminution de la douleur, peuvent s’améliorer plus vite que l’endurance ou la coordination. Cette dissociation explique pourquoi la fatigue peut persister alors que d’autres paramètres semblent normalisés.
Il est donc courant de se fatiguer plus vite dans les activités quotidiennes après une rééducation. Cette fatigue reflète le plus souvent un décalage temporaire entre la récupération des structures et la capacité du corps à soutenir des efforts prolongés dans la vie quotidienne.

Ai-je bien compris?

Après une rééducation, la fatigue dans les gestes du quotidien est fréquente même lorsque la douleur diminue. Les muscles peuvent manquer d’endurance malgré une force suffisante. Les compensations et les limitations de mobilité rendent les mouvements plus coûteux. Le contrôle neuromoteur et la proprioception demandent encore plus d’effort. La tolérance à la charge reste parfois incomplète. Cette fatigue correspond le plus souvent à une phase normale de récupération fonctionnelle.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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