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Troubles de l’équilibre dans la maladie de Parkinson et impact sur le quotidien

Dans la maladie de Parkinson, les troubles de l’équilibre font partie des difficultés les plus redoutées par les patients. Ils ne se manifestent pas toujours brutalement, mais s’installent le plus souvent de manière progressive. Une sensation d’instabilité, une hésitation lors des changements de position ou une perte de confiance dans les déplacements peuvent apparaître, même lorsque la force musculaire reste relativement conservée. Ces troubles ont un impact direct sur l’autonomie, la confiance et la participation aux activités quotidiennes.

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Une organisation posturale complexe perturbée par la maladie de Parkinson

L’équilibre repose sur une organisation fine et complexe du corps dans l’espace. Il nécessite une coordination efficace entre la posture, le contrôle du tronc, les réactions automatiques et la capacité à s’adapter à des mouvements imprévus. Dans la maladie de Parkinson, ces mécanismes deviennent moins efficaces. Les ajustements posturaux peuvent être plus lents, moins précis ou demander davantage d’attention. Le corps réagit alors moins spontanément aux déséquilibres, ce qui augmente le risque de perte de stabilité lors des déplacements.

Situations du quotidien particulièrement à risque de chute

Les situations à risque sont souvent celles rencontrées dans la vie quotidienne. Se lever d’une chaise, s’arrêter brusquement, tourner sur soi-même, franchir un obstacle ou évoluer dans un environnement encombré peuvent devenir plus difficiles. Ces moments sollicitent fortement les capacités d’adaptation posturale. Lorsque ces adaptations sont perturbées, la personne peut se sentir insécurisée, hésiter dans ses mouvements et limiter ses déplacements par crainte de tomber, ce qui peut réduire progressivement son niveau d’activité.

Intégrer la prévention des chutes dans la rééducation de l’équilibre

La prévention des chutes fait partie intégrante de la rééducation dans la maladie de Parkinson. Elle ne se limite pas à éviter la chute elle-même, mais vise à comprendre les situations qui la favorisent et à améliorer la capacité du corps à y faire face.

La rééducation cherche à rendre les déplacements plus fiables, mieux organisés et plus sécurisés dans les situations du quotidien.

Influence de la peur de tomber sur l’équilibre et les déplacements

La peur de tomber joue un rôle central dans les troubles de l’équilibre. Lorsqu’une personne anticipe une perte de stabilité, elle a tendance à se raidir, à réduire l’amplitude de ses mouvements ou à éviter certaines situations. Cette stratégie de protection peut paradoxalement augmenter l’instabilité et renforcer les difficultés. La rééducation propose donc un travail progressif, réalisé dans un cadre sécurisé, afin de restaurer la confiance dans les appuis et dans les réactions du corps face aux déséquilibres.

Adapter le travail de l’équilibre aux fluctuations de la maladie

Le travail de l’équilibre tient compte des fluctuations propres à la maladie de Parkinson. Certains jours, la stabilité peut sembler meilleure que d’autres, sans que la personne ne comprenne toujours pourquoi. La rééducation s’adapte à ces variations en ajustant l’intensité, la durée et la complexité des situations proposées.

L’objectif n’est pas de mettre la personne en difficulté, mais de renforcer progressivement sa capacité à gérer les déséquilibres du quotidien.

Observer et structurer les réactions face à l’instabilité en rééducation

Le rôle du kinésithérapeute est d’observer comment la personne se déplace, comment elle réagit aux situations d’instabilité et d’identifier les stratégies qui facilitent l’équilibre ou, au contraire, augmentent le risque de chute. Il accompagne l’apprentissage de réactions plus efficaces et aide à structurer les déplacements afin de limiter les situations à risque. Cette approche individualisée vise à préserver l’autonomie et à maintenir une participation active à la vie quotidienne.

Une démarche globale pour sécuriser les déplacements au quotidien

L’équilibre et la prévention des chutes dans la maladie de Parkinson s’inscrivent dans une démarche globale de rééducation. En améliorant la stabilité, la confiance et l’organisation des déplacements, la rééducation contribue à sécuriser les activités quotidiennes.

Cette approche permet de limiter les conséquences fonctionnelles des troubles de l’équilibre et de préserver la qualité de vie malgré l’évolution de la maladie.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, les troubles de l’équilibre apparaissent progressivement et augmentent le risque de chute. Ils sont liés à une diminution de l’efficacité des ajustements posturaux et à une perte de spontanéité des réactions du corps. La rééducation vise à améliorer la stabilité, la posture et la gestion des transitions du quotidien, tout en prenant en compte la peur de tomber et les fluctuations de la maladie, afin de sécuriser les déplacements et de préserver l’autonomie.

Article proposé par l’équipe des kinésithérapeutes du centre Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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