kinesport versailles, nos spécialités, rééducation neurologique, rééducation maladie de parkinson, Pourquoi je perds l’équilibre plus facilement avec la maladie de Parkinson

Des réactions correctrices plus lentes et moins efficaces

L’équilibre repose sur la capacité du corps à corriger rapidement tout déplacement du centre de gravité. Lorsqu’un déséquilibre survient, des ajustements posturaux automatiques se déclenchent habituellement sans réflexion consciente. Ces réactions permettent de repositionner le tronc, de déplacer un appui ou d’initier un pas correcteur.
Dans la maladie de Parkinson, ces mécanismes deviennent moins efficaces. La bradykinésie — c’est-à-dire une lenteur dans l’exécution du mouvement — retarde la réponse correctrice. La rigidité correspond à une augmentation uniforme du tonus musculaire, qui limite la mobilité du tronc et des membres. L’initiation du pas peut également être plus difficile. Le corps perçoit le déséquilibre, mais la correction arrive plus tardivement et avec moins d’amplitude.
Cette combinaison rend la récupération d’un déséquilibre plus complexe, en particulier lors des changements rapides de direction ou des perturbations imprévues.

Une marge de stabilité réduite par la posture

Dans la maladie de Parkinson, la posture évolue fréquemment vers une légère flexion du tronc. Le centre de gravité se projette davantage vers l’avant. Cette position diminue la marge de stabilité antérieure : le corps se situe plus près de sa limite d’équilibre.
Lorsque le centre de gravité avance déjà au repos ou pendant la marche, la nécessité d’une correction rapide devient plus importante. Or, si la réaction est ralentie ou difficile à initier, le corps peut avoir du mal à « rattraper » ce déplacement.

On observe alors :

La perte d’équilibre ne résulte donc pas d’un manque de force isolé, mais d’une modification du contrôle neuromoteur associée à une posture qui réduit la marge de sécurité.

Entretenir les capacités de réaction et d’adaptation

La rééducation s’appuie sur ces mécanismes. Le travail porte sur la mobilité du tronc, la capacité à déplacer le centre de gravité et l’organisation des réactions posturales. L’objectif est d’entretenir des stratégies d’équilibre adaptées aux situations du quotidien.

Cela comprend notamment :

Il ne s’agit pas de supprimer totalement le risque, mais d’organiser les réponses motrices afin qu’elles restent fonctionnelles et adaptées aux capacités du moment.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, l’équilibre devient plus fragile parce que les mécanismes qui permettent de corriger un déséquilibre sont ralentis. La bradykinésie retarde la réaction, la rigidité limite la mobilité et l’initiation du pas peut être plus difficile. La posture penchée vers l’avant réduit la marge de stabilité et oblige le corps à réagir plus vite. La rééducation vise à entretenir la mobilité, les réactions posturales et l’organisation des appuis afin de sécuriser les déplacements.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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