Pourquoi la confiance peut diminuer avec la maladie
La confiance dans les déplacements repose sur une idée simple : le mouvement doit sembler fiable. Quand la marche et les transitions se déroulent de façon régulière, l’action paraît maîtrisée. Dans la maladie de Parkinson, cette régularité peut devenir moins constante, même lorsque la personne “fait comme avant”.
La maladie modifie l’organisation neuromotrice qui déclenche, règle et enchaîne les séquences de mouvement. La bradykinésie (lenteur du mouvement) peut retarder certains ajustements. La rigidité limite l’aisance articulaire et rend les changements de position moins fluides. La posture peut évoluer vers une flexion du tronc, avec un centre de gravité davantage projeté vers l’avant, ce qui réduit la marge de stabilité. L’ensemble rend parfois la réponse motrice moins prévisible.
Quand l’expérience modifie la manière de se déplacer
Lorsqu’un déséquilibre a déjà conduit à une chute, le système moteur tend à adopter des stratégies plus prudentes, parfois moins efficaces. L’objectif implicite est de “sécuriser”, mais ces adaptations peuvent diminuer la fluidité et renforcer l’impression que le déplacement est moins stable.
Cela peut se traduire par :
- un pas volontairement plus petit,
- des transitions réalisées plus lentement,
- un tronc plus “tenu” et moins mobile,
- une réduction des déplacements dans certains contextes.
Ces choix ne sont pas un manque d’effort. Ils correspondent à une adaptation du mouvement face à une stabilité perçue comme moins fiable.
Sur quoi s’appuie la rééducation pour entretenir la fiabilité du déplacement
Retrouver confiance ne consiste pas à “se convaincre”. La confiance est surtout la conséquence d’un mouvement plus cohérent : une intention claire et une réponse motrice qui suit de manière plus régulière.
La rééducation s’appuie sur des objectifs concrets :
- structurer les séquences de déplacement et les transitions,
- entretenir l’initiation et la continuité du pas,
- travailler le redressement postural et la stabilité du tronc,
- améliorer la coordination entre les segments du corps.
L’objectif n’est pas de promettre un résultat identique d’un patient à l’autre, mais d’entretenir une organisation motrice suffisamment stable pour que les déplacements restent utilisables au quotidien.
En résumé : la confiance comme reflet de la fiabilité motrice
La confiance dans les déplacements dépend surtout de la cohérence entre trois éléments : la posture, la capacité de réaction et la régularité des séquences motrices. Quand ces éléments sont entretenus, le mouvement devient plus prévisible. La confiance apparaît alors comme un reflet fonctionnel de cette fiabilité.
Ai-je bien compris?
Dans la maladie de Parkinson, la confiance peut diminuer lorsque le mouvement devient moins régulier et moins prévisible. La bradykinésie ralentit certains ajustements, la rigidité rend les transitions moins fluides, et la posture fléchie peut réduire la marge de stabilité. Lorsqu’un déséquilibre a déjà conduit à une chute, le corps adopte parfois des stratégies plus prudentes, qui peuvent paradoxalement diminuer la fluidité. La rééducation vise à entretenir l’organisation posturale, l’initiation du pas et la coordination pour rendre les déplacements plus fiables. La confiance est surtout la conséquence d’un mouvement mieux organisé au quotidien.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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