kinésport versailles, nos spécialités, Peut-on s’accroupir avec une arthrose du genou

L’arthrose du genou peut modifier la façon dont certains mouvements sont ressentis au quotidien. Parmi eux, l’accroupissement fait souvent partie des gestes qui interrogent. Ce mouvement est fréquent dans de nombreuses situations : ramasser un objet au sol, jardiner, s’occuper d’un enfant ou effectuer certaines tâches domestiques.
Lorsque le genou est douloureux ou raide, s’accroupir peut sembler plus difficile ou moins naturel. Cette sensation est généralement liée à la manière dont l’articulation fonctionne lorsque la flexion du genou devient importante.

Ce qui se passe dans le genou lorsqu’on s’accroupit

S’accroupir implique une flexion importante du genou. Plus le genou se plie, plus certaines zones de l’articulation sont sollicitées pour supporter le poids du corps et contrôler le mouvement.
Dans cette position, plusieurs éléments interviennent simultanément. Les surfaces articulaires du genou s’approchent de leur surface de fin d’amplitude, les muscles de la cuisse travaillent pour contrôler la descente et la remontée, et l’ensemble du membre inférieur participe à l’équilibre du corps.

Ce mouvement implique notamment :

Chez une personne présentant une arthrose du genou, ces contraintes peuvent être ressenties plus intensément, surtout si la flexion est profonde ou maintenue longtemps.

Tolérance du genou à ce mouvement avec l’arthrose

Même lorsqu’une arthrose est présente, le genou conserve une capacité d’adaptation au mouvement. L’articulation fonctionne en interaction avec les muscles et le système nerveux pour stabiliser le mouvement et répartir les contraintes.

La stabilité du genou dépend notamment de la coordination entre les muscles et le système nerveux. Cette coordination permet de contrôler la position du genou pendant un mouvement comme l’accroupissement.

Lorsque l’on descend pour s’accroupir, les muscles de la cuisse — en particulier le quadriceps — freinent la descente du corps et stabilisent l’articulation. Ils évitent que le genou se plie trop brutalement ou se déplace de manière instable.

En parallèle, des capteurs situés dans les muscles, les ligaments et l’articulation informent en permanence le cerveau de la position du genou. Ce mécanisme, appelé proprioception, permet d’ajuster très rapidement l’activité musculaire pour maintenir la stabilité pendant la descente et la remontée.

Concrètement, cela signifie que lorsque ce système fonctionne bien, le genou peut contrôler la flexion et répartir les contraintes pendant l’accroupissement. Si la force musculaire diminue ou si la coordination du mouvement est moins efficace, ce geste peut devenir plus exigeant pour l’articulation.

Dans certaines situations, l’accroupissement peut sembler plus exigeant pour le genou :

Ces situations ne signifient pas nécessairement que le mouvement doit être évité, mais elles peuvent expliquer pourquoi ce geste semble plus difficile dans certaines circonstances.

L’accroupissement est-il réellement à éviter ?

Dans la plupart des situations, s’accroupir n’est pas strictement interdit lorsque l’on présente une arthrose du genou. Ce mouvement demande simplement une flexion importante de l’articulation et une participation musculaire plus importante pour stabiliser le genou.
La capacité à réaliser ce geste dépend surtout de la tolérance du genou à la charge, de la force musculaire et de la qualité du contrôle du mouvement. Lorsque ces éléments sont présents, le genou peut généralement s’adapter à ce type de mouvement dans la vie quotidienne.
Lorsque l’accroupissement devient difficile ou inconfortable, adapter la profondeur du mouvement ou la durée de la position peut rendre le geste plus confortable tout en maintenant l’activité.

Ai-je bien compris?

S’accroupir demande une flexion importante du genou et augmente la charge appliquée dans l’articulation. Chez les personnes présentant une arthrose, ce mouvement peut donc sembler plus exigeant que d’autres gestes du quotidien. Les muscles de la cuisse et le système nerveux participent activement à la stabilisation du genou grâce au contrôle du mouvement et à la proprioception. Dans la majorité des situations, ce geste n’est pas interdit : la capacité à s’accroupir dépend surtout de la force musculaire, de la coordination du mouvement et de la tolérance du genou à la charge.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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