Une hernie discale correspond à une modification de la forme ou de la position d’un disque situé entre deux vertèbres. Le disque permet normalement d’absorber les contraintes et d’accompagner les mouvements du dos au quotidien. Lorsqu’il se modifie, il ne cesse pas pour autant de fonctionner, mais son comportement face aux charges peut changer.
Il est essentiel de comprendre que cette modification n’entraîne pas automatiquement une douleur. Beaucoup de personnes vivent avec une hernie discale sans le savoir, car aucune gêne ne se manifeste. La question n’est donc pas uniquement la présence d’une hernie, mais le contexte dans lequel elle s’inscrit et la manière dont le corps y réagit.
Une hernie discale ne provoque pas systématiquement de douleur
La douleur apparaît lorsque certaines structures deviennent plus sensibles. Dans certains cas, la hernie se situe à proximité d’un nerf et peut augmenter sa réactivité. Il ne s’agit pas forcément d’un écrasement, mais plutôt d’une irritation locale ou d’une sensibilité accrue. La douleur peut alors rester localisée dans le dos ou suivre un trajet plus éloigné, comme dans une jambe ou un bras.
Dans d’autres situations, la douleur est liée au comportement du segment vertébral concerné. Celui-ci peut devenir moins tolérant à certaines positions, à des mouvements répétés ou à des charges habituelles. Le corps met alors en place une protection automatique : augmentation du tonus musculaire, limitation de certaines amplitudes, modification de la coordination. Ces réactions peuvent suffire à entretenir une douleur, même sans atteinte directe du nerf.
On observe fréquemment que la douleur varie selon le contexte, notamment :
- les positions adoptées au cours de la journée,
- la durée et la répétition des efforts,
- le niveau de fatigue générale,
- la charge imposée au dos à un moment donné.
Cette variabilité est un élément important : elle montre que la douleur n’est pas figée et qu’elle dépend du fonctionnement global du dos.
Le rôle du système nerveux dans la douleur liée à la hernie
Lorsque la douleur s’installe, le système nerveux joue un rôle central. Il devient plus attentif à la zone concernée et peut amplifier certains signaux. Cette vigilance accrue rend le dos plus sensible, même pour des contraintes habituellement bien tolérées. Cela ne signifie pas que la douleur est imaginaire, mais qu’elle résulte d’une régulation modifiée du signal douloureux.
Le contrôle neuromoteur et la proprioception participent aussi à ce mécanisme. Lorsque le mouvement est appréhendé ou moins bien coordonné, certaines zones sont davantage sollicitées. Le dos peut alors réagir plus fortement à l’effort, renforçant la douleur sans qu’il y ait d’aggravation structurelle.
Il est donc important de distinguer l’image anatomique de la réalité fonctionnelle. Une hernie discale n’est pas un indicateur direct de gravité ni de fragilité. Le dos reste une structure capable de s’adapter, à condition que les contraintes soient introduites de manière progressive et cohérente.
Ai-je bien compris?
Une hernie discale est une modification d’un disque entre deux vertèbres. Elle ne provoque pas forcément de douleur. La douleur apparaît lorsque certaines structures deviennent plus sensibles, notamment les nerfs ou le segment concerné. Les symptômes varient selon les positions, les efforts et la fatigue. Le système nerveux influence fortement la perception de la douleur. La présence d’une hernie n’indique pas que le dos est fragile ou abîmé. Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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