kinesport versailles, nos spécialités, kiné du dos, Quelles sont les peurs fréquentes après une chirurgie du dos

Après une chirurgie du dos, certaines peurs apparaissent fréquemment au cours de la récupération. Elles ne sont ni excessives ni irrationnelles : elles s’inscrivent dans l’expérience vécue avant et après l’intervention. Ces peurs influencent la manière de bouger, de reprendre les activités et de s’engager dans la rééducation.

La peur d’un dos devenu fragile

L’une des peurs les plus courantes est celle d’un dos perçu comme affaibli. Après l’opération, la colonne vertébrale est souvent imaginée comme vulnérable, susceptible de se détériorer au moindre mouvement. Cette représentation conduit parfois à une surveillance constante des gestes, avec une tendance à limiter ou éviter certaines positions.
Cette hyperprotection peut s’installer durablement et modifier la façon de bouger. Le corps perd alors en fluidité, ce qui peut freiner la récupération fonctionnelle plutôt que la favoriser.

La peur de la douleur et de ses significations

La douleur occupe une place particulière après une chirurgie du dos. Après une période marquée par des symptômes parfois intenses, toute sensation inhabituelle peut être interprétée comme un signal négatif. Pourtant, toutes les douleurs post-opératoires n’ont pas la même signification.

Certaines sensations correspondent à :

La difficulté réside dans la capacité à distinguer ces sensations attendues de celles qui nécessitent une attention particulière.

La crainte liée aux gestes du quotidien

Des gestes simples, auparavant automatiques, peuvent devenir source d’appréhension après une chirurgie du dos. Se pencher, se lever, porter un objet ou rester assis longtemps demandent parfois une attention constante. Cette perte de spontanéité peut générer une fatigue mentale et renforcer l’évitement du mouvement.
Lorsque ces gestes sont évités trop longtemps, les capacités physiques diminuent et les peurs peuvent se maintenir, faute d’expériences positives de mouvement.

La peur de la rechute ou de l’échec de l’intervention

Une autre peur fréquente concerne la possibilité d’une rechute ou l’idée que l’intervention n’a pas totalement résolu le problème. La persistance de raideurs, de sensations inhabituelles ou de douleurs résiduelles peut alimenter ce doute. Cette crainte peut limiter l’engagement dans la rééducation, par peur de dépasser une limite perçue comme dangereuse.

Le rôle de la rééducation face aux peurs

La rééducation joue un rôle central dans la gestion de ces peurs. Elle permet d’apporter des repères clairs sur ce qui est attendu, ce qui évolue avec le temps et ce qui nécessite réellement une adaptation. Le contrôle neuromoteur et la proprioception sont progressivement sollicités pour sécuriser les mouvements et redonner de la cohérence au geste.
En confrontant progressivement le corps à des situations contrôlées, les peurs diminuent à mesure que le mouvement redevient possible et toléré.

Ai-je bien compris?

Après une chirurgie du dos, plusieurs peurs sont fréquentes : celle d’un dos fragile, de la douleur, des gestes du quotidien ou d’une rechute. Ces peurs influencent la façon de bouger et peuvent conduire à une hyperprotection. La rééducation aide à clarifier ce qui est normal et à redonner des repères fiables. En réintroduisant progressivement le mouvement, la confiance se restaure et la récupération fonctionnelle devient plus fluide

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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