Après un traumatisme, le rôle du kinésithérapeute est d’aider à retrouver des capacités concrètes de mouvement. La rééducation ne vise pas uniquement la diminution de la douleur, mais surtout la restauration d’un fonctionnement fiable : bouger avec plus d’aisance, utiliser des amplitudes utiles, produire un effort efficace et reprendre les gestes du quotidien. Cette prise en charge s’adapte en permanence à l’état des tissus et à ce que le corps est capable de tolérer à un moment donné.
Une évaluation centrée sur les conséquences fonctionnelles
Le travail débute par une analyse des conséquences fonctionnelles du traumatisme. Il s’agit d’identifier ce qui limite réellement l’activité : amplitudes réduites, mouvements évités, muscles qui s’activent mal ou tâches devenues difficiles. Cette lecture fonctionnelle permet d’orienter la rééducation vers les situations qui posent problème dans la vie réelle, plutôt que de se focaliser uniquement sur la sensation douloureuse.
Après un traumatisme, on retrouve fréquemment :
- des limitations d’amplitude ou de mobilité utilisable,
- des inhibitions musculaires ou une perte de force,
- une altération de la coordination ou de la stabilité,
- des difficultés dans des gestes simples du quotidien.
Cette évaluation est réactualisée au fil des séances afin d’ajuster les objectifs.
Faciliter le mouvement et reconstruire une fonction utilisable
Une partie de la prise en charge peut inclure des techniques manuelles et des mobilisations. Après un traumatisme, les tissus autour de la zone atteinte peuvent devenir plus raides ou sensibles, limitant le mouvement par protection. Ces techniques ont pour objectif de faciliter la mobilité et d’améliorer le confort, afin de rendre le travail actif possible. Elles ne constituent pas une finalité, mais un moyen de préparer le corps à l’activité.
La récupération de la mobilité repose ensuite sur des mobilisations adaptées et un réentraînement progressif du mouvement. L’objectif n’est pas d’imposer une amplitude théorique, mais de restaurer une mobilité utile : pouvoir se pencher, se lever, pousser sur un appui ou saisir sans blocage excessif. Le travail actif permet de consolider ces gains et de les rendre reproductibles dans les gestes quotidiens.
Le kinésithérapeute intervient également sur la fonction musculaire. Après une blessure, une inhibition, une perte de force ou une fatigabilité inhabituelle sont fréquentes. La rééducation vise à réactiver les muscles, améliorer leur capacité à produire un effort et à tolérer une charge répétée, tout en maintenant la qualité du mouvement.
Le travail porte notamment sur :
- le renforcement musculaire progressif,
- la coordination et la précision du geste,
- la tolérance à l’effort dans la durée,
- le contrôle et la proprioception lorsque la stabilité est perturbée.
Au fil de la rééducation, les capacités sont réévaluées et les exercices ajustés. Le rôle du kinésithérapeute est aussi de faire le lien entre ce qui est réalisé en séance et ce qui doit redevenir possible dans la vie quotidienne : marcher plus longtemps, porter, manipuler ou se déplacer avec plus de contrôle. L’objectif final est de retrouver une autonomie et une efficacité de mouvement durables, et non uniquement une amélioration ponctuelle sur table de soin.
Ai-je bien compris?
Après un traumatisme, le kinésithérapeute aide à restaurer des capacités fonctionnelles concrètes. Il évalue les limitations de mouvement, de force et de coordination pour cibler la rééducation. Des techniques manuelles peuvent faciliter le mouvement et préparer le travail actif. La mobilité, la fonction musculaire et le contrôle du geste sont reconstruits progressivement. L’objectif est une récupération utilisable dans la vie quotidienne, avec une autonomie durable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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