kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, rééducation traumatismes genou, ménisques, ligamentoplastie, LCA, ligament croisé, Quand reprendre la marche normale après un traumatisme du genou

Après un traumatisme du genou, beaucoup de patients se demandent à quel moment ils peuvent remarcher « normalement ». La marche est un geste automatique du quotidien, et la moindre boiterie ou modification d’appui est immédiatement perçue comme anormale. Pourtant, le retour à une marche fluide ne dépend pas d’un délai précis, mais de la capacité réelle du genou à supporter la charge et à contrôler le mouvement à chaque pas.
Dans les premières phases après la blessure, la marche est souvent modifiée de manière spontanée. Le corps cherche à protéger le genou en réduisant l’appui, en raccourcissant le pas ou en limitant certaines amplitudes. Ces adaptations sont utiles à court terme, mais elles ne doivent pas devenir permanentes, car elles entretiennent des compensations qui freinent le retour à une marche naturelle.

La marche dépend d’abord de la tolérance à l’appui

Pour qu’une marche redevienne normale, le genou doit être capable d’accepter le poids du corps sans déclencher de réaction excessive. Tant que l’appui provoque une douleur nette ou une appréhension marquée, le mouvement reste protégé et asymétrique. La diminution de la douleur dans les gestes simples est donc un prérequis, mais elle ne suffit pas à elle seule.
La marche repose sur plusieurs éléments qui doivent fonctionner ensemble :

Si l’un de ces éléments manque, la marche reste modifiée, même si elle semble « acceptable » sur de courtes distances.

Mobilité et contrôle du mouvement à chaque pas

Un genou qui manque d’extension ou de flexion ne peut pas assurer un déroulé de pas fluide. Ce déficit, parfois discret, perturbe l’ensemble du schéma de marche et favorise une boiterie persistante. Retrouver des amplitudes fonctionnelles permet au genou de se placer dans des positions plus stables et mieux tolérées.
La marche n’est pas un mouvement figé. À chaque pas, le genou doit s’adapter au sol, à la vitesse et à l’environnement. Ce contrôle repose sur le système neuromoteur et la proprioception, qui permettent des ajustements rapides et automatiques. Après un traumatisme, cette capacité d’adaptation peut être diminuée, rendant la marche hésitante, surtout sur terrain irrégulier ou lors des changements de direction.

Deux points sont souvent déterminants dans la reprise :

Même avec peu de douleur, un déficit de contrôle suffit à maintenir une marche prudente ou asymétrique.

Fatigue et répétition, véritables tests de la marche

Un genou peut sembler fonctionnel sur quelques dizaines de mètres, mais perdre en qualité d’appui avec la répétition des pas. Cette fatigue traduit une tolérance encore limitée à la charge. Une marche réellement normale doit rester fluide et symétrique dans le temps, sans dégradation progressive du mouvement.
Reprendre la marche normale ne signifie donc pas simplement « marcher sans boiter ». Cela implique une fluidité durable, une symétrie des appuis et une absence de compensation excessive au niveau de la hanche, de la cheville ou du dos. Tant que ces critères ne sont pas réunis, la marche reste en phase de récupération.

Ai-je bien compris?

Après un traumatisme du genou, la marche redevient normale lorsque le genou tolère l’appui sans douleur excessive et contrôle le mouvement à chaque pas. Le temps écoulé depuis la blessure n’est pas le critère principal. La mobilité, la coordination musculaire et le contrôle neuromoteur sont essentiels pour une marche fluide. La fatigue et la répétition des pas révèlent souvent les limites restantes. Marcher normalement signifie une marche symétrique, stable et durable, sans compensation.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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