Après une chirurgie du dos, la question du moment idéal pour débuter la rééducation revient très fréquemment. Il n’existe pourtant pas de délai unique applicable à toutes les situations. Le démarrage de la rééducation dépend avant tout du type d’intervention, de l’évolution clinique et des consignes médicales associées, avec un principe central : reprendre le mouvement de manière encadrée et progressive.
Un démarrage souvent précoce, mais ciblé
Dans de nombreux cas, la rééducation commence tôt après l’intervention, parfois dès les premiers jours. Cette phase initiale ne correspond pas à un renforcement intensif ni à une sollicitation directe de la zone opérée. Elle vise surtout la reprise des mouvements essentiels du quotidien, indispensables à l’autonomie.
Cette première étape permet notamment de :
- retrouver des changements de position plus fluides,
- faciliter la marche et les déplacements simples,
- maintenir une mobilité globale minimale,
- limiter les effets d’une immobilité prolongée,
- préserver des repères corporels fonctionnels.
Le mouvement est alors choisi pour rester compatible avec la cicatrisation, sans chercher à aller au-delà de ce qui est tolérable.
Pourquoi attendre trop longtemps n’est pas souhaitable
Un repos prolongé après une chirurgie du dos peut entraîner des raideurs, une diminution rapide des capacités physiques et une perte de coordination. Le corps s’adapte alors à l’inactivité, ce qui complique ensuite la reprise des gestes habituels. La rééducation permet d’éviter cette désadaptation en maintenant une activité motrice adaptée dès que possible.
La douleur post-opératoire est prise en compte dans cette phase. Elle ne sert pas de signal d’arrêt systématique, mais de repère pour ajuster les mouvements. L’objectif n’est pas de supprimer toute sensation, mais d’apprendre au corps à supporter progressivement les sollicitations nécessaires à la récupération.
Adapter le début de la rééducation à chaque chirurgie
Toutes les chirurgies du dos n’imposent pas les mêmes contraintes. Une intervention ciblée et peu invasive ne demande pas la même progression qu’une chirurgie plus étendue ou stabilisatrice. Le moment de démarrage et le contenu de la rééducation tiennent compte des tissus concernés, de la zone opérée et de l’état général.
Cette adaptation repose sur plusieurs éléments :
- les recommandations médicales post-opératoires,
- la mobilité réellement disponible,
- la capacité à réaliser les gestes de base,
- la tolérance à l’effort,
- l’évolution globale dans le temps.
Le contrôle neuromoteur et la proprioception sont progressivement sollicités pour sécuriser les mouvements et limiter les compensations excessives.
Installer une progression durable
Commencer la rééducation au bon moment permet d’inscrire la récupération dans une trajectoire cohérente. La suite du travail s’oriente progressivement vers des objectifs plus fonctionnels : amélioration de la mobilité globale, reprise des activités quotidiennes, puis augmentation graduelle de la tolérance à l’effort. Ce n’est pas la date de début qui détermine la récupération, mais la progression adaptée et régulière dans le temps.
Ai-je bien compris?
La rééducation après une chirurgie du dos débute le plus souvent précocement, sous une forme adaptée. Elle vise d’abord la reprise des mouvements simples et la prévention des effets de l’immobilité. Le démarrage dépend du type d’intervention et de l’évolution clinique, sans calendrier unique. La douleur est intégrée comme un repère d’adaptation, sans bloquer le mouvement. Une progression régulière permet de préparer durablement la récupération fonctionnelle.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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