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Une modification du système qui règle la vitesse du mouvement

Dans la maladie de Parkinson, le système neurologique qui organise et module les gestes fonctionne différemment. Habituellement, ce système permet d’ajuster automatiquement la vitesse d’un mouvement et de maintenir une cadence interne stable et adaptée. La marche repose sur cette régulation continue : chaque pas s’enchaîne selon un rythme relativement automatique.
Lorsque ce mécanisme est altéré, le mouvement reste possible, mais il s’exécute plus lentement. Cette lenteur porte le nom de bradykinésie. Elle ne signifie pas que le mouvement est bloqué, mais qu’il perd en dynamisme. Le temps nécessaire pour initier, exécuter et enchaîner les gestes augmente progressivement.
La rigidité intervient également. L’augmentation uniforme du tonus musculaire rend les articulations moins libres. Le mouvement devient moins souple, moins fluide. Même si la force musculaire n’est pas abolie, la résistance interne au mouvement contribue à ralentir l’exécution globale du pas.

Une cadence qui diminue au fil des pas

La marche est un mouvement cyclique. Elle repose sur une alternance coordonnée entre appui et projection vers l’avant. Lorsque la vitesse d’exécution diminue, chaque phase du cycle prend davantage de temps.

Concrètement, cela peut se traduire par :

La diminution d’amplitude observée dans la maladie de Parkinson peut s’associer à cette lenteur. Des pas plus courts exécutés plus lentement entraînent mécaniquement une baisse de la vitesse de déplacement.

Une conséquence fonctionnelle progressive

Une marche plus lente ne modifie pas seulement la vitesse. Elle transforme l’organisation du déplacement au quotidien. Traverser une pièce, changer de direction ou franchir un obstacle demande davantage de temps et de concentration. La capacité à ajuster rapidement la vitesse en fonction de l’environnement peut également être diminuée.
Cette évolution résulte d’un ensemble cohérent de mécanismes : altération de la modulation automatique de la vitesse, réduction d’amplitude et rigidité musculaire. Il s’agit d’une modification du contrôle neuromoteur plus que d’un problème isolé.

L’objectif de la rééducation : structurer le rythme et l’organisation du pas

La rééducation prend en compte ces éléments. Le travail porte sur l’organisation du cycle de marche, la régulation volontaire du rythme et la coordination des segments corporels. Des exercices spécifiques visent à solliciter une cadence adaptée et à entretenir la fluidité du mouvement.
L’objectif n’est pas de retrouver une marche identique à celle d’avant, mais de maintenir une capacité de déplacement cohérente avec les situations du quotidien, en tenant compte des variations liées à la maladie.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, la marche peut devenir plus lente à cause d’une altération du système neurologique qui règle automatiquement la vitesse des gestes. Le mouvement reste possible, mais il s’exécute plus lentement, ce que l’on appelle la bradykinésie. La rigidité rend les articulations moins souples et participe au ralentissement. L’association d’une diminution d’amplitude et d’une cadence réduite diminue la vitesse globale de déplacement. La rééducation vise à travailler le rythme et l’organisation du pas pour préserver une marche adaptée au quotidien.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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