En rééducation neurologique, il est fréquent de constater que les progrès ne suivent pas une trajectoire régulière. Un jour, un geste semble plus facile ou plus stable, et le lendemain il redevient difficile. Cette évolution en dents de scie peut être déroutante, mais elle correspond à un fonctionnement courant du système nerveux lorsqu’il est en phase de réadaptation.
Un système nerveux qui s’adapte progressivement
Après une atteinte neurologique, le système nerveux doit réorganiser la manière dont il contrôle le mouvement. Cette adaptation ne se fait pas de façon linéaire. Elle dépend de nombreux paramètres et peut varier d’une séance à l’autre. Les capacités observées à un moment donné ne reflètent pas toujours l’état réel de la progression.
Les progrès peuvent d’abord concerner des aspects peu visibles : meilleure coordination interne, contrôle plus fin ou perception corporelle plus précise. Ces ajustements précèdent souvent les améliorations plus évidentes du geste.
La fatigue et le contexte influencent fortement la performance
La fatigue joue un rôle majeur dans la variabilité des performances. En neurologie, l’effort requis pour produire un mouvement est souvent plus important qu’avant l’atteinte. Selon le niveau de fatigue, la concentration ou le contexte, un exercice peut paraître plus ou moins accessible.
Ces variations peuvent donner l’impression de régresser, alors qu’elles reflètent surtout des conditions différentes dans lesquelles le geste est réalisé.
- influence de la fatigue physique et mentale
- impact de l’attention et de la concentration
- effet du contexte et de la complexité de la tâche
- variabilité normale des performances
Une progression par paliers plutôt que continue
L’apprentissage moteur en neurologie évolue fréquemment par paliers. Il existe des phases où peu de changements sont perçus, suivies de périodes où les améliorations deviennent plus visibles. Ces phases intermédiaires correspondent souvent à un temps de consolidation.
Pendant ces périodes, le système nerveux stabilise des acquis, renforce des stratégies efficaces et ajuste le contrôle du mouvement, même si cela ne se traduit pas immédiatement par une meilleure performance observable.
L’importance de la répétition malgré les fluctuations
La répétition permet de maintenir une stimulation régulière du système nerveux, malgré les variations de performance. Même lorsque les progrès semblent irréguliers, le travail contribue à renforcer les bases nécessaires à une évolution plus durable.
Ces fluctuations font partie intégrante du processus et ne signifient pas que la rééducation est inefficace ou mal conduite.
- progression non linéaire mais cohérente
- alternance de phases visibles et invisibles
- rôle de la consolidation des acquis
- nécessité de la constance dans le travail
Ai-je bien compris?
En rééducation neurologique, les progrès sont souvent irréguliers car le système nerveux s’adapte progressivement. La fatigue, l’attention et le contexte influencent fortement la performance. Les améliorations se font fréquemment par paliers, avec des phases de consolidation peu visibles, mais nécessaires à une progression durable.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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