Spasticité et modification du fonctionnement musculaire
La raideur musculaire observée après un AVC correspond à ce que l’on appelle la spasticité. Il s’agit d’un trouble neurologique lié à une perte du contrôle exercé par le cerveau sur certains réflexes automatiques du muscle et de la moelle épinière. Ces réflexes deviennent excessivement actifs, ce qui entraîne une contraction involontaire du muscle ou une résistance anormale lorsqu’on tente de l’étirer.
Autrement dit, le cerveau ne parvient plus à moduler correctement des réflexes qu’il régule habituellement. Chez un patient donné, la spasticité concerne généralement des groupes musculaires identifiables, même si son intensité peut varier selon le contexte.
Une alternance contraction–relâchement perturbée
Les gestes du quotidien reposent sur une organisation précise : certains muscles doivent se contracter pendant que d’autres se relâchent. Cette alternance permet la fluidité du mouvement.
Lorsque la spasticité est présente, cette organisation peut être perturbée.
- difficulté à relâcher le muscle au moment nécessaire
- résistance excessive lors de certains mouvements
Le geste devient alors moins fluide et demande davantage d’ajustement.
Une coordination globale impactée
Un geste fonctionnel mobilise plusieurs segments du corps : tronc, épaule, coude, main ou membre inférieur selon l’action réalisée. Si un groupe musculaire présente une activation mal régulée, l’ensemble du mouvement peut perdre en précision.
- apparition de compensations pour contourner la raideur
- augmentation de l’effort nécessaire pour accomplir l’action
Le mouvement reste possible, mais il devient plus coûteux et parfois moins efficace.
Une expression variable selon le contexte
La spasticité peut être plus marquée lors de mouvements rapides, lors des changements de position ou en situation de fatigue. Elle peut également varier selon que la personne est allongée, assise ou debout.
Cette variabilité explique pourquoi certains gestes paraissent plus difficiles à certains moments, sans que cela signifie une aggravation permanente.
Pourquoi la spasticité perturbe les gestes du quotidien
La spasticité gêne les gestes du quotidien parce qu’elle modifie la régulation neurologique de l’activation musculaire. Cette activation inadaptée perturbe l’alternance contraction–relâchement et la coordination entre plusieurs segments du corps. Les mouvements deviennent moins fluides et plus fatigants, avec une intensité variable selon la situation.
Ai-je bien compris?
Après un AVC, la spasticité correspond à une altération du contrôle exercé par le cerveau sur certains réflexes musculaires. Les muscles concernés peuvent se contracter de manière excessive ou résister au mouvement. Cette modification perturbe l’organisation des gestes du quotidien et réduit leur fluidité. L’intensité peut varier selon la posture, la vitesse du mouvement et la fatigue, sans être constante.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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