Monter et descendre les trottoirs après un AVC : comment s’y préparer ?

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Monter ou descendre un trottoir devient plus simple lorsque le geste est préparé avant d’être réalisé. Ce n’est pas uniquement une question de force ou de capacité à lever le pied. La difficulté vient surtout du fait que le mouvement arrive parfois sans être anticipé.

Lorsque le corps n’est pas prêt, il doit s’adapter au dernier moment. Cela peut rendre le geste plus hésitant, moins fluide et plus difficile à contrôler. À l’inverse, préparer la situation permet de rendre le mouvement plus lisible et plus stable.

L’objectif n’est pas d’aller plus vite, mais de faire en sorte que chaque étape soit claire avant de commencer.

Se préparer avant d’arriver au trottoir

La préparation commence avant même d’être au niveau du trottoir. Quelques pas avant, il est utile de commencer à organiser le déplacement.

Orienter progressivement le corps face au trottoir permet d’éviter d’avoir à corriger la trajectoire au dernier moment. Lorsque le corps arrive bien aligné, le mouvement devient plus direct et demande moins d’ajustements.

Se rapprocher du trottoir joue également un rôle important. Être trop loin oblige à faire un grand pas, souvent plus difficile à contrôler, surtout lorsqu’il faut gérer la hauteur en même temps. En se plaçant plus près, le mouvement devient plus court, donc plus précis et plus facile à maîtriser.

Le regard peut être dirigé vers la zone où le pied va se poser. Cela permet de visualiser le geste à l’avance. Le corps utilise cette information pour préparer le mouvement avant même qu’il ne commence.

Enfin, ralentir légèrement en approchant du trottoir donne le temps de mettre en place ces éléments. Ce temps de préparation évite d’avoir à réagir dans l’urgence.

Vérifier son environnement avant de bouger

Avant de commencer à traverser, une phase d’observation est nécessaire. Elle permet de comprendre la situation et d’anticiper ce qui va se passer.

Cela implique notamment de :

Cette étape permet de simplifier la situation. Moins il y a d’éléments à gérer pendant le mouvement, plus celui-ci sera facile à contrôler.

Choisir le bon pied pour commencer le mouvement

Le choix du pied permet d’organiser le geste dès le départ.

Pour monter un trottoir, il est préférable de commencer avec la jambe la plus stable, c’est-à-dire celle sur laquelle l’appui est le plus sûr. Cette jambe monte en premier sur le trottoir. Pendant ce temps, l’autre jambe reste en bas et sert d’appui pour maintenir l’équilibre.

Ce fonctionnement permet de garder un point d’appui solide au moment où le corps commence à se déplacer vers le haut.

Pour descendre, le principe est inversé. La première jambe à descendre est celle qui est la moins stable. Elle vient chercher le sol en bas, tandis que la jambe la plus stable reste en haut et contrôle la descente du corps.

Dans les deux cas, l’idée est de conserver un appui fiable au moment le plus exigeant du mouvement.

Réaliser le passage sans précipitation

Une fois le mouvement préparé, la manière de le réaliser joue un rôle important.

Le passage devient plus stable lorsqu’il n’est pas fait dans la précipitation. Vouloir aller trop vite oblige le corps à s’adapter en cours de mouvement, ce qui augmente les déséquilibres.

Il est utile de penser le geste en deux temps. D’abord, le pied se place. Ensuite seulement, le corps se déplace.

Ce petit décalage change beaucoup la stabilité. Lorsque le pied est posé et que l’appui est bien installé, le corps peut suivre plus facilement. À l’inverse, si le pied et le corps bougent en même temps, le mouvement devient plus difficile à contrôler.

Le regard peut rester orienté vers la suite du déplacement. Cela permet de guider naturellement le mouvement et d’éviter les corrections tardives.

Stabiliser la fin du mouvement avant de repartir

Une fois le trottoir franchi, il est utile de ne pas repartir immédiatement.

Le corps a besoin d’un court moment pour retrouver une position stable. Ce temps permet de vérifier que les appuis sont solides et que l’équilibre est retrouvé.

Enchaîner trop rapidement avec la marche peut entraîner un déséquilibre, car le mouvement précédent n’est pas complètement terminé.

Cela consiste notamment à :

Cette phase de stabilisation permet de sécuriser l’ensemble du mouvement, et pas seulement le moment où le pied franchit le trottoir.

Un geste qui devient plus simple avec l’habitude

Au début, chaque étape demande de l’attention. Il faut penser à se placer correctement, à regarder où poser le pied, à choisir quel pied utiliser et à organiser le mouvement.

Cela peut donner l’impression que le geste est complexe. En réalité, c’est surtout le fait de devoir y penser consciemment qui le rend plus exigeant.

Avec la répétition, le corps apprend progressivement à reconnaître cette situation. Il anticipe plus vite, ajuste les appuis plus facilement et organise le mouvement de manière plus automatique.

Ce processus correspond à une adaptation progressive du contrôle du mouvement, c’est-à-dire la capacité du corps à coordonner les différentes étapes sans avoir à y réfléchir en permanence.

Petit à petit, les actions deviennent plus fluides. Le temps nécessaire pour se préparer diminue, et le geste s’intègre naturellement dans les déplacements.

Ai-je bien compris?

Monter ou descendre un trottoir devient plus simple lorsqu’on prépare le geste avant de le faire. Se placer face, se rapprocher du bord et regarder où poser le pied permettent d’anticiper le mouvement. Vérifier l’environnement évite les imprévus. Choisir le bon pied permet de garder un appui stable au moment important. Prendre le temps de poser le pied avant de déplacer le corps améliore la stabilité. Terminer le mouvement avant de repartir aide à éviter les déséquilibres. Avec la répétition, ces étapes deviennent progressivement plus naturelles.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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