kinesport versailles, nos spécialités, kiné du dos, Les mauvaises postures sont-elles vraiment responsables du mal de dos

Lorsqu’un mal de dos apparaît, les postures sont souvent désignées comme responsables. Être assis voûté, penché en avant ou « mal tenu » serait la cause directe de la douleur. Cette idée est très répandue, mais elle simplifie excessivement le fonctionnement du dos. En réalité, les postures jouent un rôle, mais rarement celui d’un déclencheur unique ou suffisant.
Aucune posture n’est intrinsèquement mauvaise. Le dos est une structure conçue pour supporter une grande diversité de positions. Ce qui pose le plus souvent problème n’est pas la posture elle-même, mais la durée pendant laquelle elle est maintenue sans variation. Même une posture considérée comme correcte peut devenir inconfortable lorsqu’elle est prolongée, tandis qu’une posture imparfaite peut être bien tolérée si elle est transitoire.

Le rôle central du temps et de la variation

Le dos s’adapte aux contraintes auxquelles il est exposé. Lorsqu’une position est maintenue longtemps, certaines zones sont sollicitées de façon continue. Cette sollicitation répétée peut entraîner fatigue musculaire, raideur et inconfort, sans qu’il existe de lésion. La douleur apparaît alors comme un signal invitant à changer de position ou à bouger.

Dans ce contexte, plusieurs éléments favorisent l’apparition de douleurs :

La douleur liée aux postures est souvent progressive. Elle augmente avec le temps passé dans la position et diminue lorsque le corps bouge ou change d’appui. Cette évolution est typique d’un fonctionnement mécanique et fonctionnel, et non d’une atteinte grave.

Tolérance individuelle et rôle des croyances

La réaction du dos face à une posture varie fortement d’une personne à l’autre. La condition physique, le niveau d’activité, la récupération, le stress ou l’état de fatigue modifient la tolérance. Une posture bien supportée un jour peut devenir inconfortable un autre jour, sans que la posture ait changé.
Les croyances jouent également un rôle important. Lorsqu’une position est perçue comme dangereuse, le corps peut se crisper et limiter inconsciemment les mouvements. Cette vigilance accrue modifie le contrôle neuromoteur et la proprioception, rendant les gestes plus rigides et plus coûteux. Ce mécanisme peut entretenir la douleur indépendamment de la posture elle-même.
Il ne s’agit pas de nier l’intérêt de l’ergonomie, mais de la replacer à sa juste place. L’objectif n’est pas de maintenir le dos dans une position idéale, mais de faciliter les changements de posture et le mouvement régulier. Adapter l’environnement pour permettre ces variations est souvent plus utile que chercher à corriger chaque position.
Enfin, un dos en bonne santé n’est pas un dos figé dans une posture parfaite, mais un dos capable de supporter différentes positions, de bouger et de s’adapter. Éviter toute posture jugée imparfaite peut paradoxalement réduire cette capacité d’adaptation.
En résumé, les postures ne sont généralement pas responsables à elles seules du mal de dos. Ce sont surtout la durée, le manque de variation et le contexte global qui influencent l’apparition des douleurs

Ai-je bien compris?

Les postures ne sont pas mauvaises en elles-mêmes pour le dos. Le problème vient surtout du maintien prolongé sans changement. Même une posture correcte peut devenir douloureuse si elle est tenue trop longtemps. La tolérance dépend aussi de la fatigue, du stress et de l’activité. Les croyances sur les mauvaises postures peuvent augmenter la vigilance et la douleur. Bouger régulièrement et varier les positions est souvent plus bénéfique que chercher une posture parfaite.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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