kinesport versailles, nos spécialités, kiné du sport, rééducation traumatismes genou, ménisques, ligamentoplastie, LCA, ligament croisé, Genou douloureux longtemps après une chute : faut-il s’inquiéter

Après une chute ou un choc direct sur le genou, la douleur disparaît parfois rapidement. Mais chez certaines personnes, elle persiste plusieurs semaines, voire davantage. Lorsque le temps passe sans amélioration franche, l’inquiétude s’installe souvent : la chute aurait-elle causé une lésion passée inaperçue ? Cette interrogation est compréhensible, mais une douleur prolongée n’est pas systématiquement le signe d’un problème grave.

Ce que provoque réellement une chute sur le genou

Une chute entraîne une contrainte brutale qui ne touche pas uniquement une structure précise. Même sans fracture ni lésion visible à l’imagerie, plusieurs tissus peuvent être impactés en même temps. Les contusions des tissus mous, la capsule articulaire ou certaines zones graisseuses internes peuvent rester sensibles longtemps.

Dans ce contexte, la douleur persistante reflète souvent une sensibilité tissulaire prolongée, plus qu’une atteinte structurale sévère. Cette sensibilité peut être réactivée par les appuis, la marche prolongée ou certains mouvements, même lorsque le genou paraît stable.

Pourquoi la douleur peut durer malgré des examens rassurants

Après un traumatisme, le genou s’adapte spontanément pour se protéger. Ces adaptations sont utiles au début, mais peuvent devenir problématiques si elles persistent.

Le genou peut alors rester douloureux en raison de plusieurs mécanismes combinés :

Même en l’absence de lésion visible à l’IRM ou à la radiographie, ces éléments suffisent à entretenir une douleur réelle et parfois fluctuante.

Quand la douleur n’est pas inquiétante

Dans la majorité des situations, une douleur prolongée après une chute n’est pas inquiétante si elle évolue globalement dans le bon sens. Une gêne qui varie selon l’activité, qui augmente à l’effort mais redescend ensuite, ou qui diminue progressivement sur plusieurs semaines correspond souvent à un genou encore en phase d’adaptation fonctionnelle.

Certains signes orientent vers une évolution rassurante :

Dans ces cas, le problème n’est pas “ce qui a été cassé”, mais ce qui n’a pas encore retrouvé un fonctionnement fluide et tolérant.

Les situations qui justifient une vigilance accrue

À l’inverse, certains éléments doivent amener à ne pas banaliser la situation. Une douleur qui s’intensifie avec le temps, un gonflement persistant, des blocages répétés ou une incapacité durable à marcher normalement ne relèvent pas d’une simple adaptation fonctionnelle.
De même, une douleur nocturne inhabituelle ou une instabilité nette doivent conduire à une réévaluation médicale afin d’écarter une atteinte plus significative.

Le rôle du mouvement dans l’évolution

Un genou douloureux longtemps après une chute évolue rarement favorablement s’il reste figé ou surprotégé. Tant que la mobilité, la force et le contrôle du mouvement ne sont pas suffisamment restaurés, le genou reste peu tolérant aux contraintes du quotidien.

La récupération repose sur une réexposition progressive au mouvement, permettant au genou de retrouver une répartition plus équilibrée des charges et une meilleure coordination. C’est cette récupération fonctionnelle, plus que le simple délai écoulé depuis la chute, qui conditionne la disparition durable de la douleur.

Ai-je bien compris?

Avoir mal au genou longtemps après une chute est fréquent et n’est pas forcément inquiétant. Cette douleur peut persister en raison de contusions, d’une inflammation prolongée ou d’adaptations du mouvement mises en place après le traumatisme. Même avec des examens rassurants, le genou peut rester sensible tant que sa mobilité, sa force et son contrôle ne sont pas pleinement récupérés. L’évolution dans le temps et la capacité à reprendre progressivement les activités sont des repères essentiels. L’inquiétude est surtout justifiée si la douleur s’aggrave, s’accompagne d’instabilité ou empêche durablement le fonctionnement quotidien. Dans cette situation, un contrôle médical trouve alors tout son sens.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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