Comprendre ce qui modifie la continuité du pas
Dans la maladie de Parkinson, la marche perd progressivement une partie de son automaticité. Habituellement, les pas s’enchaînent sans que chaque transition soit contrôlée consciemment. Le rythme, l’amplitude et la coordination se régulent de manière interne.
Lorsque ce système est modifié, l’enchaînement devient moins spontané. La bradykinésie — c’est-à-dire une lenteur dans l’exécution des mouvements — ralentit la transition d’un pas au suivant. La rigidité correspond à une augmentation uniforme du tonus musculaire, qui rend les articulations moins souples. Le mouvement reste possible, mais il devient moins fluide.
La fluidité correspond à la capacité à enchaîner les pas avec continuité, sans rupture excessive, en maintenant une cadence relativement stable et une coordination harmonieuse entre les segments du corps.
Une organisation plus volontaire du mouvement
Lorsque la continuité diminue, la marche demande davantage d’attention. L’enchaînement ne se fait plus entièrement de façon automatique. Il nécessite une organisation plus volontaire.
Cela implique notamment :
- une sollicitation consciente d’une amplitude suffisante,
- une structuration volontaire du rythme,
- une coordination active entre les bras et les jambes,
- un ajustement postural plus précis.
L’objectif n’est pas de modifier la nature de la maladie, mais d’organiser le mouvement de manière plus cohérente face aux changements neurologiques.
Travailler le rythme et la coordination
La rééducation s’appuie sur ces mécanismes. Le travail porte sur l’organisation du cycle de marche, la régulation volontaire de la cadence et la coordination des segments corporels.
En répétant des séquences structurées, l’objectif est d’entretenir des schémas moteurs cohérents.
À travers ce travail, il s’agit de :
- maintenir une continuité du pas,
- entretenir la synchronisation des membres,
- préserver une cadence relativement régulière,
- organiser la marche de manière adaptée aux situations du quotidien.
Ces objectifs peuvent varier selon le moment de la journée et l’évolution de la maladie. La fluidité n’est pas un état fixe, mais une capacité à structurer le mouvement malgré les modifications du contrôle neuromoteur.
Ai-je bien compris?
Dans la maladie de Parkinson, la marche peut devenir moins fluide parce que l’enchaînement automatique des pas est modifié. La bradykinésie correspond à une lenteur d’exécution du mouvement, et la rigidité rend les articulations moins souples. Le passage d’un pas au suivant peut paraître plus segmenté. La rééducation vise à travailler l’organisation volontaire du rythme, de l’amplitude et de la coordination afin d’entretenir une continuité adaptée au quotidien.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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