kinesport versailles, nos spécialités, rééducation neurologique, rééducation maladie de parkinson, Pourquoi ai-je l’impression de traîner les pieds avec la maladie de Parkinson

Une atteinte neurologique qui modifie l’organisation automatique du mouvement

Dans la maladie de Parkinson, certaines structures profondes du cerveau, appelées ganglions de la base, fonctionnent différemment. Ces structures participent à l’initiation et à la modulation automatique des mouvements. Elles permettent habituellement d’ajuster spontanément l’amplitude, la vitesse et la fluidité d’un geste sans avoir à y réfléchir.
Lorsque ce système est perturbé, le mouvement devient plus difficile à déclencher et moins ample. Cette réduction progressive de la taille et de la vitesse du geste porte un nom : la bradykinésie. Elle s’accompagne d’une rigidité dite extrapyramidale, c’est-à-dire d’une augmentation uniforme du tonus musculaire qui rend les mouvements moins souples.
Ces modifications ne traduisent pas une atteinte des muscles eux-mêmes. Le problème vient du système qui organise et module le mouvement, et non d’un défaut musculaire isolé.

Une diminution de l’amplitude du pas et du dégagement du pied

La marche repose sur une alternance précise entre appui et oscillation. Pendant la phase d’oscillation, le pied doit se relever suffisamment pour passer au-dessus du sol. Dans la maladie de Parkinson, la réduction d’amplitude touche aussi ce mouvement.

Concrètement, cela peut se traduire par :

La rigidité limite l’aisance articulaire, tandis que la bradykinésie réduit l’ampleur spontanée du geste. Le résultat est un pas moins haut et moins projeté vers l’avant. L’impression de traîner les pieds correspond donc à une diminution du dégagement du pied, liée à une altération du contrôle neuromoteur automatique.

Une sensation liée à la qualité du mouvement, pas à la force

L’impression de frottement ne signifie pas que le pied serait incapable de se lever. Elle reflète une modification de la qualité du mouvement. Le geste devient plus petit, plus lent et demande davantage d’attention pour être réalisé.

Cette modification peut entraîner :

Le cerveau doit mobiliser davantage de concentration pour maintenir un pas suffisant. La sensation de traîner apparaît alors comme la conséquence perceptible d’un mouvement devenu moins ample et moins automatique.

L’objectif de la rééducation : recalibrer l’amplitude et la coordination

La rééducation ne cherche pas à forcer le mouvement, mais à retravailler son organisation. Le travail porte sur l’amplitude du pas, la coordination des segments et la régularité du rythme. L’objectif est d’aider le système nerveux à produire des mouvements plus grands et plus fluides.

Ai-je bien compris?

Dans la maladie de Parkinson, l’impression de traîner les pieds vient d’une diminution automatique de l’amplitude du pas. Les structures cérébrales qui modulent le mouvement fonctionnent différemment, ce qui entraîne bradykinésie et rigidité. Le pied se relève moins pendant la marche, ce qui donne la sensation de frottement. Les muscles ne sont pas abîmés, mais le contrôle du mouvement est modifié. La rééducation vise à retravailler l’amplitude et la coordination pour améliorer le dégagement du pied et rendre la marche plus efficace au quotidien.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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