Quand la respiration devient plus haute et plus rapide
Dans l’asthme, les bronches sont sensibles et peuvent se rétrécir temporairement. Lors des périodes de gêne, le corps cherche à s’adapter. La respiration peut alors devenir plus rapide et se concentrer davantage dans le haut du thorax.
Cette adaptation est utile à court terme. Elle permet de faire entrer et sortir l’air plus rapidement lorsque la respiration semble moins fluide. Mais si ce mode respiratoire s’installe en dehors des crises, il peut rendre le souffle moins efficace.
On observe souvent :
- un rythme respiratoire accéléré,
- une respiration surtout thoracique, avec peu de mouvement au niveau du bas des côtes,
- une expiration écourtée,
- une sensation de devoir “aider” la respiration.
Lorsque l’air n’a pas le temps de sortir complètement, la ventilation devient moins confortable. Le souffle paraît plus court, même si les bronches ne sont pas fortement rétrécies.
Ralentir le rythme pour améliorer l’efficacité
Retrouver une respiration plus calme commence par ralentir volontairement le rythme. L’objectif n’est pas de forcer, mais de laisser le cycle respiratoire s’allonger naturellement.
L’expiration joue un rôle central. Prendre le temps de laisser l’air sortir progressivement permet aux poumons de se vider plus complètement. Lorsque l’expiration est un peu plus longue que l’inspiration, la respiration devient plus régulière et moins coûteuse.
Ce principe simple peut déjà modifier la sensation respiratoire :
- inspirer sans précipitation,
- laisser l’air sortir doucement,
- éviter de bloquer la respiration entre deux cycles,
- accepter une pause naturelle en fin d’expiration.
Il ne s’agit pas de contrôler chaque détail, mais de redonner au souffle un rythme plus stable.
Redonner du mouvement au bas du thorax
Une respiration efficace ne se limite pas au haut de la poitrine. Le bas des côtes et la région abdominale participent normalement au mouvement respiratoire. Dans l’asthme, cette mobilité peut diminuer si la respiration reste longtemps haute et rapide.
Retrouver un mouvement plus ample au niveau du bas du thorax permet une meilleure répartition de l’air. Le diaphragme, principal muscle de la respiration, peut alors fonctionner de manière plus harmonieuse.
L’objectif n’est pas d’exagérer le mouvement, mais de retrouver une coordination naturelle entre le thorax et l’abdomen. Une respiration plus lente, plus basse et mieux coordonnée devient souvent plus confortable et plus efficace.
Ai-je bien compris?
Dans l’asthme, la respiration peut devenir plus rapide et se concentrer dans le haut du thorax, surtout après des périodes de gêne. Si ce mode respiratoire persiste, le souffle peut sembler moins efficace. Ralentir le rythme, laisser l’expiration se prolonger et redonner du mouvement au bas des côtes permettent de retrouver une respiration plus calme. L’objectif n’est pas de forcer, mais de rétablir une coordination plus naturelle du souffle.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
Articles en lien

Rééducation respiratoire des patients asthmatiques en kinésithérapie
Soufflez mieux, vivez mieux ! La kinésithérapie accompagne les patients asthmatiques avec une rééducation respiratoire axée sur la respiration, l’effort et la prévention des crises.





