kinesport versailles, nos spécialités, rééducation neurologique, Faut-il s’arrêter quand la fatigue apparaît en rééducation neurologique

La fatigue n’est pas un signal unique

En rééducation neurologique, la fatigue apparaît fréquemment au cours des séances. Elle peut être physique, mentale ou les deux à la fois. Pourtant, la présence de fatigue ne signifie pas systématiquement qu’il faut s’arrêter immédiatement.
La difficulté réside dans le fait que la fatigue neurologique n’est pas un signal simple. Elle peut correspondre à une sollicitation utile du système nerveux, mais aussi indiquer que les ressources disponibles commencent à diminuer.
L’enjeu n’est donc pas d’éliminer toute fatigue, mais d’apprendre à l’interpréter.

Continuer peut parfois être utile

Une fatigue modérée, qui n’altère pas la qualité du geste, peut faire partie du processus d’adaptation. Dans certaines situations, continuer à travailler malgré une fatigue légère permet au système nerveux de s’ajuster progressivement.
Lorsque la posture reste contrôlée, que l’attention est encore disponible et que le mouvement reste cohérent, l’effort peut rester bénéfique.
Dans ces conditions, la fatigue correspond davantage à un travail exigeant qu’à un dépassement des capacités.

Les signes qui doivent amener à adapter ou à faire une pause

À l’inverse, certaines manifestations indiquent que l’effort devient moins productif. Lorsque la concentration chute, que les compensations augmentent ou que la sécurité n’est plus assurée, poursuivre le travail peut devenir contre-productif.

Des signaux fréquents peuvent alerter :

Dans ces situations, adapter l’exercice ou faire une pause permet de préserver la qualité du travail.

Adapter plutôt que s’arrêter systématiquement

S’arrêter complètement n’est pas toujours nécessaire dès que la fatigue apparaît. Il est souvent possible d’adapter l’effort pour continuer à travailler de manière utile.
Cette adaptation peut prendre différentes formes : réduire la complexité du geste, diminuer la durée, modifier la position ou intégrer un temps de récupération actif.
L’objectif reste le même : maintenir un mouvement de qualité sans épuiser les ressources du système nerveux.

Une décision qui s’inscrit dans une logique de long terme

La question de s’arrêter ou non ne se décide pas uniquement sur un instant. Elle s’inscrit dans une dynamique de progression à moyen et long terme.
Accepter de ralentir, de faire une pause ou de modifier une séance n’est pas un recul. Cela permet souvent de préserver la régularité du travail et d’éviter des phases d’épuisement prolongé.

Cette gestion repose notamment sur :

En pratique, faut-il s’arrêter quand la fatigue apparaît ?

Lorsque la fatigue apparaît en rééducation neurologique, il n’est pas toujours nécessaire de s’arrêter immédiatement. Une fatigue modérée peut être compatible avec un travail utile. En revanche, dès que la qualité du geste ou la sécurité se dégradent, adapter l’effort ou faire une pause devient essentiel pour préserver l’efficacité et la progression.

Ai-je bien compris?

La fatigue est fréquente en rééducation neurologique. Elle ne signifie pas toujours qu’il faut s’arrêter. Tant que le mouvement reste contrôlé et l’attention disponible, l’effort peut être utile. En revanche, lorsque la qualité du geste diminue ou que la sécurité est compromise, adapter l’exercice ou faire une pause permet de préserver les bénéfices du travail sur le long terme.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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