kinesport versailles, nos spécialités, kiné et pathologies de l'épaule, Tendinopathie de la coiffe des rotateurs : faut-il continuer à bouger

Une tendinopathie de la coiffe des rotateurs correspond à une douleur liée au fonctionnement des tendons de l’épaule, le plus souvent sans rupture. Lorsque le diagnostic est posé, une question revient presque systématiquement : est-il préférable de continuer à bouger l’épaule ou vaut-il mieux limiter les mouvements pour éviter d’aggraver la situation ?

La réponse ne repose pas sur une opposition simple entre repos et mouvement. Elle dépend surtout de la manière dont l’épaule est sollicitée et de sa capacité à tolérer la charge imposée.

Le mouvement comme information pour l’épaule

Les tendons de la coiffe des rotateurs participent au guidage de la tête de l’humérus et à la stabilité active de l’articulation. Ils sont sollicités à chaque élévation du bras, même dans les gestes simples du quotidien.Dans une tendinopathie, le tendon est la structure douloureuse. La douleur survient lorsque la charge mécanique, la répétition ou la coordination du mouvement dépassent ce que le tendon peut tolérer à un moment donné.

Arrêter complètement de bouger prive l’épaule de stimulations essentielles. Le mouvement fournit des informations mécaniques et sensorielles indispensables au contrôle neuromoteur et à la proprioception. Sans ces informations, la coordination entre l’humérus et l’omoplate devient moins précise, ce qui peut entretenir l’inconfort.

Dans ce contexte, continuer à bouger permet souvent de maintenir un minimum de contrôle articulaire, à condition que les sollicitations restent compatibles avec ce que l’épaule peut supporter à ce moment-là.

Pourquoi certains mouvements entretiennent la douleur

Tous les mouvements n’ont pas le même impact sur une épaule douloureuse. Ce n’est pas le fait de bouger en soi qui pose problème, mais la répétition, l’amplitude ou l’intensité de certains gestes lorsque la capacité de tolérance est dépassée.

On observe fréquemment que la douleur augmente lorsque :

Dans ces situations, la contrainte exercée sur les tendons devient plus difficile à gérer et la douleur sert alors de signal d’alerte fonctionnel.

Bouger sans aggraver : adapter plutôt que supprimer

Continuer à bouger ne signifie pas ignorer la douleur ou forcer malgré elle. L’objectif est d’adapter les mouvements pour rester dans une zone de tolérance. Cette adaptation passe par une meilleure organisation du geste, une modulation des amplitudes et une répartition plus efficace des contraintes.

La rééducation vise notamment à :

Ce travail progressif permet de maintenir le mouvement tout en réduisant le risque d’entretien de la douleur.

Quand le repos devient contre-productif

Un repos strict et prolongé peut soulager temporairement, mais il expose à une perte de contrôle musculaire et à une diminution de la tolérance à l’effort. Lors de la reprise, même des gestes modestes peuvent alors redevenir douloureux, non parce que le tendon s’est aggravé, mais parce que l’épaule n’est plus préparée à l’effort.

Continuer à bouger de manière adaptée permet au contraire de préserver les capacités fonctionnelles de l’épaule et d’éviter ce cercle de déconditionnement.

Ai-je bien compris?

Avec une tendinopathie de la coiffe des rotateurs, arrêter totalement de bouger n’est généralement pas la meilleure solution. Le mouvement apporte des informations essentielles au contrôle et à la coordination de l’épaule. La douleur apparaît surtout lorsque certaines sollicitations dépassent la capacité de tolérance du moment. Adapter les gestes, les amplitudes et la charge permet de continuer à bouger sans aggraver la situation. La rééducation aide à retrouver une épaule plus stable et plus tolérante à l’effort.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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