Altérations de la marche dans la maladie de Parkinson
La marche fait partie des gestes les plus impactés dans la maladie de Parkinson. Ce n’est pas seulement la vitesse qui change, mais l’ensemble de l’organisation du déplacement. Des pas plus courts, une difficulté à démarrer, une marche moins fluide ou plus hésitante peuvent apparaître progressivement. Ces modifications rendent les déplacements plus coûteux, plus fatigants et parfois source d’appréhension. La rééducation de la marche vise à accompagner ces changements afin de préserver une marche fonctionnelle, adaptée aux situations du quotidien, sans rechercher un modèle idéal mais une efficacité réelle dans la vie courante.
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Perte d’automaticité de la marche et augmentation de l’effort attentionnel
Dans la maladie de Parkinson, la marche devient moins automatique. Ce qui se faisait auparavant sans y penser demande désormais plus d’attention et de concentration. Le corps peut avoir du mal à initier le mouvement, à maintenir un rythme régulier ou à adapter la longueur des pas. Ces difficultés ne traduisent pas un manque d’effort, mais une altération de la coordination entre l’intention de marcher et le mouvement réellement produit. La rééducation prend en compte cette réalité en travaillant sur l’organisation globale de la marche, plutôt que sur un simple renforcement musculaire isolé.
Préserver une marche fonctionnelle dans la vie quotidienne
L’objectif principal de la rééducation n’est pas de retrouver une marche identique à celle d’avant, mais de permettre des déplacements plus fluides, plus stables et plus efficaces dans la vie quotidienne. Une marche fonctionnelle peut être plus lente ou demander davantage de concentration, tout en restant adaptée et sécurisée.
- se déplacer à l’intérieur du domicile
- sortir et marcher à l’extérieur
- franchir des obstacles simples
- changer de direction sans blocage
La priorité est donnée à l’utilité du déplacement et à la capacité du patient à continuer à se déplacer dans des situations concrètes, malgré les contraintes liées à la maladie.
Inscrire le travail de la marche dans un contexte fonctionnel global
Le travail de la marche s’inscrit toujours dans un contexte fonctionnel. La posture, l’équilibre, la coordination des bras et des jambes, ainsi que la capacité à maintenir une trajectoire sont pris en compte. La rééducation aide à mieux organiser le mouvement, à retrouver une certaine amplitude de pas et à améliorer la continuité du déplacement. Elle s’adapte également aux variations de la maladie, car la qualité de la marche peut changer d’un moment à l’autre, selon la fatigue ou l’état général du patient.
Rôle central de la concentration dans la marche avec la maladie de Parkinson
La concentration joue un rôle central dans la marche avec la maladie de Parkinson. Marcher peut demander une attention accrue, ce qui augmente la fatigue et limite parfois la durée des déplacements.
- mobilisation importante de l’attention
- fatigue plus rapide lors de la marche
- interruptions possibles du mouvement
La rééducation vise à aider le patient à mieux mobiliser cette attention, à structurer le mouvement et à réduire les interruptions inutiles. En travaillant dans des situations proches de la réalité, il devient possible de rendre la marche plus efficace malgré cette sollicitation cognitive accrue.
Observer et adapter l’organisation de la marche en rééducation
Le rôle du kinésithérapeute est d’observer comment la marche s’organise, d’identifier ce qui freine le déplacement et ce qui le facilite, puis d’adapter les exercices en fonction des capacités du moment. Il accompagne le patient dans l’apprentissage de stratégies permettant de mieux gérer le démarrage, le rythme et la fluidité de la marche, sans chercher à corriger chaque détail du geste, mais en favorisant des solutions utiles et applicables au quotidien.
Prendre en compte la fatigue et les fluctuations de la marche
La rééducation de la marche s’intègre dans une prise en charge globale. Elle tient compte de la fatigue, des fluctuations et des situations rencontrées au quotidien. Certains jours, la marche peut sembler plus aisée, d’autres plus difficile. Ces variations sont normales et intégrées dans le travail. En renforçant l’efficacité du déplacement et la confiance dans la marche, la rééducation contribue à maintenir l’autonomie et la participation aux activités de la vie courante, malgré l’évolution de la maladie.
Maintenir l’autonomie dans les déplacements en rééducation neurologique
En rééducation neurologique, travailler la marche dans la maladie de Parkinson vise avant tout à permettre au patient de rester autonome dans ses déplacements.
- préserver la capacité à se déplacer au quotidien
- limiter l’appréhension liée à la marche
- maintenir la participation aux activités courantes
La rééducation accompagne cette évolution en plaçant l’utilité, la sécurité et la confiance au centre du travail, afin que la marche reste un moyen d’agir et de participer à la vie quotidienne.
Ai-je bien compris?
Dans la maladie de Parkinson, la marche devient moins automatique et demande plus d’attention. Les difficultés concernent souvent le démarrage, la longueur des pas, le rythme et la fluidité du déplacement. La rééducation vise à préserver une marche fonctionnelle et adaptée au quotidien, en tenant compte de la posture, de l’organisation du mouvement, de la concentration et de la fatigue. L’objectif est de faciliter les déplacements et de maintenir l’autonomie dans la vie quotidienne.
Article proposé par l’équipe des kinésithérapeutes du centre Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
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