Lorsque l’arthrose touche la hanche, une sensation de raideur progressive apparaît souvent. Certains mouvements deviennent moins faciles : se pencher pour mettre ses chaussures, croiser les jambes ou entrer dans une voiture peuvent demander plus d’effort qu’avant.
Cette diminution de mobilité peut surprendre, car la hanche est normalement l’une des articulations les plus mobiles du corps. La question se pose alors naturellement : est-il possible de récupérer de l’amplitude lorsqu’une arthrose est présente ?
La mobilité de la hanche dépend de plusieurs structures articulaires
La hanche fonctionne comme une articulation en emboîtement, où la tête du fémur s’insère dans une cavité du bassin appelée cotyle. Cette organisation permet normalement des mouvements amples dans plusieurs directions.
Avec l’arthrose, l’environnement de l’articulation se modifie progressivement. Le cartilage devient moins lisse et l’articulation peut perdre une partie de sa souplesse mécanique. Dans le même temps, les tissus qui entourent la hanche peuvent aussi s’adapter au manque de mouvement.
Plusieurs éléments participent alors à la diminution d’amplitude :
- la capsule articulaire peut devenir plus rigide
- certains muscles autour de la hanche deviennent moins souples
- l’articulation est parfois moins sollicitée dans certains mouvements
- le corps adapte progressivement la manière de bouger pour limiter l’inconfort
Ces adaptations ne sont pas toujours liées uniquement à l’usure de l’articulation. Une part importante de la raideur provient souvent des tissus autour de la hanche et de l’habitude de moins utiliser certaines amplitudes.
Une partie de l’amplitude peut parfois être améliorée
Dans l’arthrose de hanche, toute la limitation de mobilité n’est pas forcément définitive. Une partie des restrictions est liée à l’évolution de l’articulation elle-même, mais une autre dépend surtout de la façon dont la hanche est utilisée au quotidien.
Lorsque certains mouvements sont évités pendant longtemps, les tissus qui entourent l’articulation peuvent progressivement perdre de leur élasticité. Les muscles deviennent moins sollicités dans certaines directions et la capsule articulaire peut se tendre différemment.
Dans ce contexte, une remise en mouvement progressive permet souvent de retrouver une partie de la mobilité.
Plusieurs mécanismes expliquent cette amélioration :
- le mouvement entretient la souplesse des muscles autour de la hanche
- les tissus articulaires retrouvent une meilleure capacité de glissement
- l’articulation est de nouveau utilisée dans différentes directions
- le système moteur réapprend à mobiliser la hanche avec plus d’aisance
L’objectif n’est pas de forcer l’articulation mais de réhabituer la hanche à bouger dans des amplitudes qui avaient été moins utilisées.
Dans certaines situations, la mobilité récupérée peut rester partielle. L’arthrose correspond à une modification durable de l’articulation, et certaines limites mécaniques peuvent persister. L’enjeu devient alors surtout de préserver les amplitudes encore disponibles afin de maintenir les gestes du quotidien le plus confortablement possible.
Ai-je bien compris?
Avec l’arthrose de la hanche, la mobilité peut diminuer progressivement parce que l’articulation et les tissus qui l’entourent deviennent plus raides. Cette limitation ne vient pas uniquement de l’usure du cartilage. Les muscles, la capsule articulaire et les habitudes de mouvement jouent aussi un rôle important. Lorsque certains mouvements sont moins utilisés, l’articulation peut perdre une partie de sa souplesse. Le mouvement régulier aide à entretenir les tissus autour de la hanche et à maintenir la mobilité disponible. Une partie de l’amplitude peut parfois être retrouvée, surtout lorsque la raideur est liée au manque d’utilisation. Dans d’autres cas, l’objectif principal reste de préserver les amplitudes encore présentes pour continuer à bouger le plus facilement possible.
Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.
Articles en lien

Arthrose : rééducation, activité physique et autonomie
Découvrez les principes de la kinésithérapie du sport : biomécanique, renforcement musculaire, proprioception, prévention et réintégration des gestes fonctionnels et sportifs.





