kiné sport versailles, nos spécialités, Pathologies du sportif : prise en charge et récupération, Tendinopathie rotulienne : pourquoi les sports de saut sont-ils à risque

La tendinopathie rotulienne correspond à une douleur localisée le plus souvent à la pointe inférieure de la rotule, parfois le long du tendon situé juste en dessous. Ce tendon relie la rotule (petit os à l’avant du genou) au tibia et transmet la force produite par le quadriceps, le muscle situé à l’avant de la cuisse.
Dans les sports impliquant des sauts répétés comme le volley, le basket ou le football, cette zone est particulièrement sollicitée. Cela explique pourquoi cette douleur est plus fréquemment observée chez les sportifs pratiquant ces disciplines.

Le rôle du tendon rotulien dans le saut et la réception

Le tendon rotulien permet l’extension du genou, c’est-à-dire le mouvement qui consiste à tendre la jambe. Ce mouvement est indispensable pour sauter, accélérer, frapper un ballon ou changer rapidement de direction.
Lors d’un saut, le quadriceps se contracte pour propulser le corps vers le haut. Cette force est transmise par la rotule puis par le tendon rotulien vers le tibia. À la réception, le genou se fléchit pour absorber l’impact, et le tendon est de nouveau mis en tension pour freiner le mouvement.

Dans les sports de saut, ces contraintes se répètent fréquemment :

Ce sont surtout les phases de réception et de freinage qui imposent une tension importante au tendon, car il doit contrôler la descente du corps avant de permettre une nouvelle impulsion.

Pourquoi volley, basket et football exposent davantage

Dans ces disciplines, le saut n’est pas occasionnel : il est au cœur du jeu. Au volley, les sauts pour attaquer ou contrer peuvent s’enchaîner de manière rapprochée. Au basket, les impulsions sont associées à des changements de direction et des freinages rapides. En football, les accélérations, les frappes et les impulsions unilatérales sollicitent également fortement le mécanisme d’extension du genou.
La répétition constitue un facteur déterminant. Même si chaque saut isolé reste compatible avec le fonctionnement normal du tendon, l’accumulation de contraintes peut dépasser temporairement sa capacité de tolérance.

Plusieurs éléments peuvent augmenter cette sollicitation :

La tendinopathie rotulienne correspond le plus souvent à une surcharge relative. Autrement dit, la charge reçue par le tendon devient, à un moment donné, supérieure à ce qu’il est capable de tolérer. La douleur apparaît alors comme un signal indiquant que l’équilibre entre contrainte et capacité d’adaptation est momentanément rompu.
Le contrôle neuromoteur — c’est-à-dire la manière dont le système nerveux coordonne les muscles pour organiser le mouvement — influence également la répartition des forces au niveau du genou. Une coordination moins efficace peut majorer localement la sollicitation du tendon sans qu’un geste soit “mauvais” en soi.
Ainsi, si cette douleur est plus fréquente chez les sportifs pratiquant des sports de saut, ce n’est pas parce que le tendon serait fragile, mais parce qu’il occupe une place centrale dans des gestes explosifs répétés. La combinaison d’impulsions, de réceptions et de freinages expose davantage le tendon rotulien à des contraintes élevées et rapprochées.

Ai-je bien compris?

Le tendon rotulien relie la rotule au tibia et permet de tendre le genou pour sauter ou accélérer. Dans les sports comme le volley, le basket ou le football, les impulsions et surtout les réceptions se répètent de nombreuses fois. Cette répétition peut dépasser temporairement la capacité de tolérance du tendon. La douleur correspond alors le plus souvent à une surcharge liée aux contraintes explosives et répétées propres à ces disciplines.

Article proposé par l’équipe des kinés du cabinet Kiné Sport Versailles, 24 rue des Réservoirs, à Versailles.

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